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Conclusion
L’objectif principal de cette étude est de montrer si l’élaboration des cellules à tanin au
niveau des feuilles de Posidonia oceanica peut être influencée par les facteurs
environnementaux d’une part, mais également par les relations interspécifiques à travers le
broutage et l’épiphytisme.
Dans un premier temps, nous avons caractérisé la vitalité des herbiers à Posidonia
oceanica étudiés à travers un des paramètres les plus discriminatoires, en l’occurrence la
longueur des feuilles (BOUMAZA et al., 2014 ; SENGOUGA et al, 2019). Cette étape
nous a permis d’individualiser la station LP par rapport au reste des stations. En effet, cette
station subit une forte pression anthropique engendrée par l’action couplée de
l’aménagement côtier : port de pêche et de plaisance, aménagement d’une plage artificielle
et rejets d’eaux usées de la commune d’Ain Benian.
Dans un second temps, le dénombrement des cellules à tanin au niveau des limbes de
Posidonia oceanica a permis de confirmer les observations déjà rapportées dans la
littérature ; à savoir une diminution du nombre de cellules à tanin avec l’augmentation de
l’âge des feuilles et l’augmentation du nombre de ces dernières vers les parties apicales des
limbes.
Par conséquent, l’augmentation significative du nombre de cellules à tanin au niveau de la
station LP est le résultat de la dégradation de la vitalité de l’herbier de ce site comme
rapporté par SENGOUGA et al. (2019). En outre la présence de Caulerpa racemosa var.
cylindracea au niveau de cette station constitue un facteur qui pourrait contribuer à
l’augmentation de la densité des cellules à tanin comme signalé par DUMAY et al. (2004).
Quant au broutage et à l’épiphytisme ils ne semblent pas engendrer une augmentation
significative de la densité des cellules à tanin. Néanmoins la poursuite de cette étude
permettra de confirmer ou d’infirmer nos observations.
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Variabilité de l\'abondance des cellules à TANIN chez Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile 1813 - 36/42

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