23
3.2.3. Variabilité de l’abondance des cellules à tanin en fonction des
stations
La variabilité de l’abondance des cellules à tanin présente des différences significatives
entre les stations étudiées (p <0,05, Anova) avec un maximum enregistré à la Madrague
(32,80± 23,61 cellules /mm
2 ) et un minimum enregistré à Aguelli (9,23± 12,69 cellules
/mm
2 ) (Figure16).
Les cellules à tanin sont considérées comme étant des indicateurs de stress de la plante et
les valeurs maximales enregistrées aux niveaux des stations (la Madrague, Cap El
Hammouch, Dellys) peuvent être liées aux différents types de stress agissant au niveau de
ces herbiers. En effet, d’après PERGENT (1988) et FERRAT (2001), la proportion des
cellules à tanin augmente dans les zones polluées, ce qui est le cas pour les stations la
Madrague et Dellys, qui sont caractérisées par plusieurs rejets des eaux usées non traités et
différentes nuisances liées à leur proximité des structures portuaires. De plus la station la
Madrague et caractérisée par la présence remarquable de l’algue verte Caulerpa racemosa
var. Cylindracea qui peut engendrer un stress lié à la compétition interspécifique avec
Posidonia oceanica et induire par la suite à une augmentation de la production des cellules
à tanin (DUMAY, 2002).
Figure 15. Variabilité moyenne de l’abondance des cellules à tanin par station.
Une tendance similaire a été observée para BOUMAZA et al. (2012) lorsque ces auteurs
ont comparé un site fortement anthropisé situé dans la baie d’Alger, en l’occurrence
Précédent

Variabilité de l\'abondance des cellules à TANIN chez Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile 1813 - 32/42

Suivant