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3.2.2. Variabilité de l’abondance des cellules à tanin le long du
limbe
L’abondance des cellules à tanin présente des différences significatives le long du limbe et
ce quel que soit le rang de la feuille (p <0,05 ; Anova). Le maximum est enregistré au
niveau de la partie apicale (33±28 cellules /mm
2 ) et un minimum enregistré au niveau de la
partie centrale (16,08±16,68 cellules /mm
2
) de la feuille (Figure15).
Figure 14. Variabilité de l’abondance des cellules à tanin le long du limbe et en
fonction des rangs d’insertion des feuilles.
Cette tendance, a également été rapportée par DUMAY (2002), AGOSTINI et al (1998) et
PERGENT et al. (2008). Selon MACHEIX et al. (2005), les plantes produisent des
métabolites secondaires qui améliorent leur résistance contre les maladies et le broutage.
Ce qui pourrait expliquer le maximum de densité en cellules à tanin au niveau de la partie
apicale qui est plus exposée à ce genre de stress que le reste du limbe (parties basales et
centrales) qui sont moins exposées car situées à l’intérieur du faisceau. Les composés
phénoliques sont connus pour se lier aux protéines rendant leur consommation non digeste
pour les herbivores. Ils sont aussi responsables du renforcement des parois cellulaires
(lignine, tanins) qui rend difficile la pénétration des microbes dans la cellule et de causer
des dégâts (STEEL et VALENTINE (2012).
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Variabilité de l\'abondance des cellules à TANIN chez Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile 1813 - 31/42

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