5
et réciproquement, et ce, en fonction de l’espace disponible et de la lumière (CAYE, 1989)
(Figure 3a). La pérennité des rhizomes permet l’édification d’une structure relativement
solide et cohésive dénommée « matte », qui correspond à l’enchevêtrement des rhizomes et
des racines, plus ou moins colmatés par les sédiments (Figure 3b) (BOUDOURESQUE et
MEINESZ, 1982).
Figure 2. (a) Structure de Posidonia oceanica et illustration d’une croissance orthotrope
devenant plagiotrope; (b) Section verticale dans un herbier à Posidonia oceanica. 1:
Feuilles, 2: Rhizome orthotrope, 3: Rhizome plagiotrope, 4 : Racines, 5 : Sédiment, 6 :
Matte (BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982).
Les feuilles de Posidonia oceanica sont rubanées de 40 à 140 cm de longueur et de 7 à 11
mm de largeur ; elles sont regroupées en faisceaux de 4 à 8 feuilles environ (Figure 3a).
Quand les feuilles de Posidonia oceanica meurent, le limbe se détache et tombe, alors que
sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au rhizome ; elle est alors désignée sous le
nom d’« écaille». Les « écailles » peuvent persister plusieurs siècles au sein de la matte,
car elles sont peu putrescibles (Figure 3b) (GOBERT et al., 2006).
L’examen de la structure anatomique de Posidonia oceanica au niveau des coupes
transversales des rhizomes montre un épiderme recouvert d’une cuticule, sous laquelle se
trouve une couche compacte de cellules parenchymateuses qui deviennent plus petites vers
le centre. Le tissu parenchymateux renferme les cellules d’aérenchyme, en plus de zones
et réciproquement, et ce, en fonction de l’espace disponible et de la lumière (CAYE, 1989)
(Figure 3a). La pérennité des rhizomes permet l’édification d’une structure relativement
solide et cohésive dénommée « matte », qui correspond à l’enchevêtrement des rhizomes et
des racines, plus ou moins colmatés par les sédiments (Figure 3b) (BOUDOURESQUE et
MEINESZ, 1982).
Figure 2. (a) Structure de Posidonia oceanica et illustration d’une croissance orthotrope
devenant plagiotrope; (b) Section verticale dans un herbier à Posidonia oceanica. 1:
Feuilles, 2: Rhizome orthotrope, 3: Rhizome plagiotrope, 4 : Racines, 5 : Sédiment, 6 :
Matte (BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982).
Les feuilles de Posidonia oceanica sont rubanées de 40 à 140 cm de longueur et de 7 à 11
mm de largeur ; elles sont regroupées en faisceaux de 4 à 8 feuilles environ (Figure 3a).
Quand les feuilles de Posidonia oceanica meurent, le limbe se détache et tombe, alors que
sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au rhizome ; elle est alors désignée sous le
nom d’« écaille». Les « écailles » peuvent persister plusieurs siècles au sein de la matte,
car elles sont peu putrescibles (Figure 3b) (GOBERT et al., 2006).
L’examen de la structure anatomique de Posidonia oceanica au niveau des coupes
transversales des rhizomes montre un épiderme recouvert d’une cuticule, sous laquelle se
trouve une couche compacte de cellules parenchymateuses qui deviennent plus petites vers
le centre. Le tissu parenchymateux renferme les cellules d’aérenchyme, en plus de zones
