Chapitre 2
Zone d’étude
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A proximité du canal de Sardaigne, quelques tourbillons se détachent de cette pente et se propagent le long
de celle de Sardaigne. Il est supposé que les tourbillons suivent, ensuite, un circuit dans le sens des aiguilles
d’une montre dans la partie orientale du bassin. Seuls les tourbillons anticycloniques peuvent se développer
et atteindre un diamètre au-dessus de 200 km avec une extension en profondeur. Par une étude
interdisciplinaire au large de l’Algérie (ELISA, 1997-1998) et une étude d’une série d’images satellitaires
NOAA/AVHRR pendant 3 ans, il a été montré que la durée de vie de ces tourbillons peut atteindre 3 ans
(Puillat et al., 2002). Aux frontières de ces tourbillons, le long des côtes africaines, apparaissent des
panaches d’eau froide indicateurs de résurgence. Ces remontées ne dépendent pas, en priorité, du vent ni
sont attachées à la topographie de la côte ou du fond, mais étroitement liées aux formations tourbillonnaires
(Jacques et Tréguer, 1986).
En ce qui concerne l’eau intermédiaire levantine (LIW), une partie de celle-ci est arrachée de la veine
principale, déjà décrite plus haut, par les tourbillons algériens à méso échelle. Puisque il y a souvent un de
ceux-ci qui interagit avec la veine, des fragments sont presque constamment entraînés à l’intérieur des
tourbillons, éventuellement à travers le bassin algérien centre. Les fragments sont finalement libérés dans
le bassin central, ce qui est peut être dû à la disparition des tourbillons. Ils peuvent être identifiés pendant
longtemps et/ou loin vers l’Est, ce qui signifie que le mélange à l’intérieur du tourbillon est faible (Millot
et Taupier-Letage, 2004).
1.3. Les masses d’eaux
Dans le bassin algérien, quatre masses d’eaux ont été mises en évidence par divers auteurs sur la base de
diagrammes θ-S (Miller et al., 1970 ; Kats, 1972 ; Bryden et al., 1978 ; Lacombe et al., 1985 ; Gascard
et Richez, 1985 ; Gibout, 1987 ; Picco, 1990 ; in Benzohra et Millot, 1995) :
 L’eau atlantique modifiée (Modified Atlantic Water ; MAW) : il s’agit d’une eau d’origine
océanique à faible salinité. Elle est modifiée par interaction avec les eaux méditerranéennes et avec
l’atmosphère. La MAW constitue une couche superficielle de 150 m d’épaisseur environ. Sa
température de surface et sa salinité varient respectivement de 15 à 23 °C et de 36.5 à 38.
 L’eau hivernale intermédiaire (Winter Intermediate Water ; WIW) : c’est la conséquence des
convections hivernales dans le bassin nord occidental (mer Catalane, golfe du Lion). La WIW est
comprise entre 150 et 250 m avec un minimum relatif de température allant de 12.65 à 13.20 °C et
une salinité de 38.3 en moyenne.
 L’eau intermédiaire Levantine (Levantine Intermediate Water ; LIW) : elle est formée dans la
Méditerranée orientale, se trouve sous la WIW. Elle est caractérisée par un maximum relatif de la
température potentielle ɵmax allant de 13,2 à 14,0 °C (à 300-400 m) et d'un maximum de salinité
allant de 38,5 à 38,7 (à 400-500 m).
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