Chapitre Ⅰ
Généralités
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Il a aussi été démontré que l’élevage des bivalves :
 diminue la turbidité ce qui favorise la croissance de végétaux marins bénéfiques
(Deslous-Paoli et al., 1998) ;
 réapprovisionne l’écosystème en nutriments et/ou améliore la productivité du
phytoplancton (Songsangjinda et al., 2000) ;
 augmente l'abondance des cyanobactéries sous les cultures (Mirto et al., 2000) ;
 augmente l'abondance de la faune benthique résidente (Kaiser et al., 1998).
Il est clair que l’élevage conchylicoles engendre plusieurs effets positifs sur les écosystèmes.
Cependant, de grandes densités de bivalves élevés dans des eaux côtières marquées par une
faible courantologie, peut modifier les flux d'énergie pélagique-benthique en épuisant les
particules en suspension par filtration, en augmentant les taux de sédimentation par le dépôt
biologique de fèces et de pseudo-fèces et en diminuant l'oxygène ; ce qui engendre le
changement des caractéristiques du sédiment et la composition de la communauté benthique
(Callier et al., 2008).
Les effets de la culture des bivalves sur l'environnement sont donc spécifiques au site d’élevage
et dépendent surtout de la courantologie et de la densité de la culture. Par conséquent, les sites
conchylicoles doivent répondre à un taux élevé de renouvèlement des eaux afin d’assurer un
apport suffisant d’oxygène à l’élevage et aux populations benthiques et assurer une bonne
dispersion des déchets conchylicoles évitant ainsi tout risque de biodéposition accrue sur le
sédiment.
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Identification des zones propices à héberger des filières conchylicoles par modélisation numérique et télédetection - 17/87

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