Chapitre Ⅰ
Généralités
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I.4 Impacts de la conchyliculture sur l’environnement
Les bivalves, étant des filtreurs, absorbent le phytoplancton, le seston, et les particules en
suspension pour s’alimenter, et ont tendance à excréter de l'ammonium, de l'orthophosphate et
du silicate (Dame et al., 1991) sous formes de fèces et de pseudofèces. Ces excrétions, riches
en nutriments, peuvent être une source d’eutrophisation et peuvent causer l’altération des
sédiments aux niveaux des fermes.
(1) séquestration du seston par filtration, (2) excrétion de fèces (biodeposits) et de (3) nutriment, (4) l'élimination
de N, P et du carbone organique lors de la récolte des bivalves, et 5) la remise en suspension des nutriments, des
détritus et des sédiments dans la colonne d'eau au cours de la récolte
La figure Ⅰ.6 illustre les différentes interactions des bivalves avec les apports de nutriments. La
filtration et la biodéposition des bivalves sont considérées comme bénéfiques pour la qualité de
l'eau en contrôlant les densités de phytoplancton et en séquestrant les nutriments qui sont retirés
du système lorsque les coquillages sont récoltés, enfouis dans les sédiments ou perdus par
dénitrification (Newell et al., 2002) réduisant ainsi les risques d’eutrophisation. En plus, les
mollusques bivalves renforcent le flux benthique/pélagique par la filtration du phytoplancton,
le dépôt de fèces et de pseudofèces dans les sédiments et l'augmentation des taux de
reminéralisation des nutriments (Prins, Smaal, 1994).
Figure I.6 : Schéma conceptuel de l’interaction de la conchyliculture avec les apports de nutriments
dans les écosystèmes côtiers (Kaiser et al., 1998)
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