Chapitre III : Résultats et discussion
50
La conversion des valeurs des différents indices utilisés sont regroupés dans le
tableau 19.
Tableau 19 : Valeurs des indices de diversité taxonomique calculées à partir des effectifs et des
poids spécifiques par régions converti en incrément de 1.
Région
S
(espèce)
Diversité
taxonomique
Δ
Distinction
taxonomique
Δ *
Distinction
taxonomique moyenne
Δ +
Par les
abondances
Par les
poids
Par les
abondances
Par
les poids
Par les
abondances
Par les
poids
Ouest
106
4,96
4,28
5,46
4,72
5,73
5,73
Centre
56
4,88
4,63
5,58
5,16
5,39
5,39
Est
55
3, 6
3,75
5,02
4,33
5,65
5,65
La composition taxonomique exprimée à partir des abondances spécifiques présente une
faible variabilité inter-régionale.
Nos résultats montrent que ∆ évolue dans un intervalle restreint de [3,06 - 4,96]. Cela
signifie que la distance taxonomique moyenne entre chaque paire d’individus tirés au hasard est
de l’ordre de 4 dans les régions Ouest et Centre et l’ordre de 3 dans la région Est.
En éliminant l’effet des espèces dominantes, ∆
* est de l’ordre de 5 dans les différentes
régions. Cela signifie qu’en moyenne deux espèces tirées au hasard dans le peuplement sont
séparées d’une distance taxonomique de 5 dans l’arbre taxonomique. Plus concrètement, cela
signifie qu’en moyenne, les espèces qui composent le peuplement de N. norvegicus
appartiennent à des classes différentes.
Dans notre étude, la valeur maximale que peut prendre cet indice (∆
*
) est de 7 (distance
séparant deux espèces appartenant à deux phylums différents).
Cela indique que la langoustine est associée à un peuplement composé d’espèces
taxonomiquement éloignées le long de la côte algérienne. En effet, le peuplement est composé de
58 % de poissons, 28 % de crustacés et de 14 % de mollusques (annexe-tab. 13).
Précédent

Contribution à l’étude du comportement de la langoustine Nephrops norvegicus (L., 1758) (Malacostraca, Decapoda) en Algérie. - 59/89

Suivant