Chapitre I
SYNTHESES BIBLIOGRAPHIQUES
12
température idéale pour la croissance fongique ne correspond pas à la température idéale pour les
toxines. Généralement, elle est supérieure à la température optimale de la toxinogénèse.
Trois types de moisissures se distinguent suivant leur température optimale de croissance :
Les espèces cryophiles (psychotrophiles)
Se développent à des températures relativement basses, inférieures à 5°C. C’est le cas de
Cladosporium herbarum.
Les espèces mésophiles : Privilégient les températures allant de 5 à 35°C. La plupart des
moisissures sont mésophiles, avec des températures idéales de croissance allant de 20 à 25°C. C’est
notamment le cas de plusieurs espèces d’Aspergillus.
Les espèces thermophiles : Dont la croissance est optimale à 35°C.
Facteurs chimiques
I.1.6.4
a) pH :
Les moisissures peuvent croître dans une gamme de pH allant de 3 à 8, leur pH optimal de
croissance étant entre 5 et 6, l’intervalle de pH permettant une croissance fongique optimale est
plus étendu que celui permettant la synthèse de toxine (Blackwell et al., 1994).
b) Composition gazeuse
La disposition O2\CO2 est une ressource sélective pour la croissance fongique. La majeure partie
des micromycètes est aérobie, elles ont besoin d’oxygène pour se développer, mais certains peuvent
vivre en anaérobiose. La production des toxines fongiques est plus sensible à la variation de
composition gazeuse que la croissance fongique. Une concentration en O 2 inférieure à 1% et des
concentrations élevées de dioxyde de carbone CO 2 empêchent la synthèse des toxines (Blackwell et
al., 1994).
I.2 Modèle biologique Artemia salina
I.2.1 Définition d’Artemia
Est un petit crustacé aquatique, de forme allongée et dépourvu de carapace, il connaît 15 mues
(Provasoli et D’agostino, 1959), sa coloration va du blanc latiaux au bleu vert jusqu’à rouge brique.
Distribuée dans les lacs salés, les lagunes des marais salants et les chotts. Dans les conditions
environnementales défavorables, l’Artémie se transformera en cystes, dont ils ont une résistivité
peut durer plusieurs mois et parfois des années. Lorsque les conditions environnementales
reviendront favorables, les cystes donnent naissance à des nauplii. (Amat, 1979)
Précédent

Détermination et criblage de la flore fongique potentiellement toxinogène du port d’Alger et de la ferme aquacole « Cultmare » de Tipaza :test de toxicité sur les larves d’Artémie - 25/114

Suivant