Introduction
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Avec plus de 70% de la planète immergée, les océans représentent un vaste réservoir encore peu
exploré dans le domaine fongique.
Les champignons microscopiques filamenteux ou micromycètes, sont des microorganismes
eucaryotes ubiquitaires, hétérotrophes dont leur rôle principal est le recyclage de la matière
organique. Les estimations du nombre d’espèces fongiques sur la planète varient de 1,5 à plus de 5
millions (Lecellier, 2013), probablement moins de 10% des champignons ont été identifiés jusqu'à
présent, un pourcentage relativement faible des espèces décrites est associé aux espèces marins
(Anthony et al., 2019).
Les premières notions de champignons marins proviennent d’étude du XIXe siècle, qui a utilisé les
approches dépendantes de la microscopie et de la culture, comme la culture d’organismes sur des
milieux préparés, ou sur des échantillons prélevés du milieu marin, tel que le bois ( Kohlmeyer et
Kohlmeyer, 1979).
La présence de champignons dans le milieu marin est aujourd’hui, un fait reconnu par la
communauté scientifique. Néanmoins, des champignons ont été trouvés dans presque tous les
habitats marins explorés de la surface de l’océan à des kilomètres sous les sédiments océaniques.
Les sites conchylicoles correspondent à des écosystèmes particulièrement riches en matières
organiques et pourraient être propice à l’implantation des moisissures et ainsi abriter une
microfonge non négligeable potentiellement toxinogène. De vaste programme de recherche ont été
développés depuis le début de l’année 1990 par les chercheurs dans le but d’identifier la
biodiversité fongique marine le long du littoral et plus particulièrement dans les zones aquacoles
afin d’expliquer et en déduire les phénomènes de toxicité vis-à-vis des produits conchylicoles et de
leurs consommateurs, à savoir l’homme (Sallenave, 1999 ; Landreau, 2001 ; Grovel, 2002 ; Petit et
al., 2004).
Les plastiques sont devenus la forme de déchets la plus courante dans l’environnement, et
représentent une menace environnementale et mondiale majeure et croissante, avec un rapport de
déchets terrestres dans l’océan de 4,8 à 12,7 millions de tonnes métriques (Jambeck et al., 2015).
Malgré leur apparente importance écologique, les communautés fongiques marines associées aux
débris marins ont été largement négligées, peu d’études ont jusqu'à présent ciblé les communautés
des champignons associé aux débris (Anthony et al., 2019).
Nous avons opté premièrement pour le port d’Alger, comme zone d’étude vu sa richesse en matière
organique, par le déversement des eaux usées et les déchets hydrocarbonés parfois sans traitement
préalable, qui consiste une menace pour la santé publique lors de la consommation des produits de
la mer contaminés et deuxièmement pour la ferme aquacole Cultmare de Tipaza, comme zone de
référence.
L’objectif principal de ce travail est de recenser la flore fongique présente au niveau des différents
compartiments du port d’Alger (eau de mer, sédiments, organismes marins et débris), et la ferme
conchylicole, Cultmare de Tipaza mer (eau de moules et huîtres).
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Avec plus de 70% de la planète immergée, les océans représentent un vaste réservoir encore peu
exploré dans le domaine fongique.
Les champignons microscopiques filamenteux ou micromycètes, sont des microorganismes
eucaryotes ubiquitaires, hétérotrophes dont leur rôle principal est le recyclage de la matière
organique. Les estimations du nombre d’espèces fongiques sur la planète varient de 1,5 à plus de 5
millions (Lecellier, 2013), probablement moins de 10% des champignons ont été identifiés jusqu'à
présent, un pourcentage relativement faible des espèces décrites est associé aux espèces marins
(Anthony et al., 2019).
Les premières notions de champignons marins proviennent d’étude du XIXe siècle, qui a utilisé les
approches dépendantes de la microscopie et de la culture, comme la culture d’organismes sur des
milieux préparés, ou sur des échantillons prélevés du milieu marin, tel que le bois ( Kohlmeyer et
Kohlmeyer, 1979).
La présence de champignons dans le milieu marin est aujourd’hui, un fait reconnu par la
communauté scientifique. Néanmoins, des champignons ont été trouvés dans presque tous les
habitats marins explorés de la surface de l’océan à des kilomètres sous les sédiments océaniques.
Les sites conchylicoles correspondent à des écosystèmes particulièrement riches en matières
organiques et pourraient être propice à l’implantation des moisissures et ainsi abriter une
microfonge non négligeable potentiellement toxinogène. De vaste programme de recherche ont été
développés depuis le début de l’année 1990 par les chercheurs dans le but d’identifier la
biodiversité fongique marine le long du littoral et plus particulièrement dans les zones aquacoles
afin d’expliquer et en déduire les phénomènes de toxicité vis-à-vis des produits conchylicoles et de
leurs consommateurs, à savoir l’homme (Sallenave, 1999 ; Landreau, 2001 ; Grovel, 2002 ; Petit et
al., 2004).
Les plastiques sont devenus la forme de déchets la plus courante dans l’environnement, et
représentent une menace environnementale et mondiale majeure et croissante, avec un rapport de
déchets terrestres dans l’océan de 4,8 à 12,7 millions de tonnes métriques (Jambeck et al., 2015).
Malgré leur apparente importance écologique, les communautés fongiques marines associées aux
débris marins ont été largement négligées, peu d’études ont jusqu'à présent ciblé les communautés
des champignons associé aux débris (Anthony et al., 2019).
Nous avons opté premièrement pour le port d’Alger, comme zone d’étude vu sa richesse en matière
organique, par le déversement des eaux usées et les déchets hydrocarbonés parfois sans traitement
préalable, qui consiste une menace pour la santé publique lors de la consommation des produits de
la mer contaminés et deuxièmement pour la ferme aquacole Cultmare de Tipaza, comme zone de
référence.
L’objectif principal de ce travail est de recenser la flore fongique présente au niveau des différents
compartiments du port d’Alger (eau de mer, sédiments, organismes marins et débris), et la ferme
conchylicole, Cultmare de Tipaza mer (eau de moules et huîtres).
