Chapitre III
Diagnostic de détail
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3.1.2.3.MARNAGE ET GRANULOMETRIE
Le marnage n’a pas été pris en considération lors de la configuration des différents modules de
simulation intégrés dans le système du Mike 21, du fait que le niveau des marées est insignifiant.
Vu que la zone d’étude est caractérisée par une côte microtidale (PLANTON., 2012), les valeurs
de la surcôte entretenues, sont prises comme une constante qui est égale à 0.34m.
Les données granulométriques sont issues des analyses granulométriques faites par le LEM en
2020 dans le cadre d’un projet en cours de réalisation. Le diamètre moyen est de 0.217mm.
3.2.RESULTATS ET DISCUSSIONS
Au large, les houles ne subissent aucune modification et gardent leurs caractéristiques initiales,
mais au fur et à mesure qu’elles se propagent vers la côte l’effet du fond commence à être ressenti,
la hauteur de la houle diminue en se rapprochant de la cote pour atteindre des valeurs inferieures
qui varient en fonction de la profondeur et de la présence d’obstacles.
La partie Est de la zone d’étude se caractérise par la présence de l’Ile Agueli qui constitue une
sorte d’obstacle naturel qui provoque la diffraction des houles et déclenche leur déferlement bien
avant l’arrivé à la côte et plus rapidement que la partie Ouest. La zone derrière elle semble être
plus ou moins naturellement abritée contre l’action marine. D’après les résultats de l’étude
hydrosédimentaire, l’Ile Agueli n’influe pas vraiment sur le régime du transport sédimentaire près
du littoral. De ce fait, sa faible contribution va être négligée.
 Le secteur NE
Les houles de secteur NE sont les plus fréquentes pendant la saison estivale et printanière avec une
hauteur significative de 1,44m et une période de 6,24s. A l’arrivé à la côte, elle enregistre une
hauteur qui ne dépasse pas 0,3m/s et une obliquité variant entre 10 et 45° par rapport au rivage. Le
coefficient de réfraction des houles (Hs locale par rapport à Hs au large) est de 0,2 ce qui signifie
que les plans de vagues provenant de ce secteur sont peu réfractés (Figure 47).
Au niveau de Réghaia, ces houles induisent un courant parallèle à la côte dont les vitesses
moyennes peuvent atteindre 0,4m/s. Ceci est accompagné par une dérive littorale de l’Est vers
l’Ouest dont l’intensité est de 409,97m
3 /an/m. Les sédiments sont arrachés le long des secteurs se
trouvant à l’Est et sont déposés au fur et à mesure de leur déplacement vers le cordon dunaire d’El
Kadous qui se trouve à l’abri des houles de ce secteur en raison de la présence de l’Ile Agueli. A
partir de cette zone, le transport sédimentaire continuera son déplacement vers l’Ouest mais avec
un débit moins important qui ne dépasse pas 189, 22m
3 /an/m. Cette diminution de la quantité de
sédiments transportées témoigne d’un dépôt potentiel de sédiments dans ce secteur. Du point de
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Etude de l\'évolution surfaçique et volumétrique du cordon dunaire d\'El Kadous ( commune de Heraoua) - 80/132

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