Chapitre III
Diagnostic de détail
59
traitement « Raster vers TIN », l’un des outils d’analyse 3D de l’extension Arctoolbox du logiciel
Arcgis. Le module ArcScene est utilisé par la suite pour la visualisation 3D des TIN.
Le maillage triangulaire quelconque (TIN) est le meilleur mode pour la présentation de la
morphologie d’une surface. Le TIN utilise une grille dont les mailles ont une taille variable et une
forme triangulaire, les sommets de triangle sont les coordonnées tridimensionnelles de 3 points
(HENTATI et al., 2008) et (Créer une surface TIN—ArcGIS Pro | Documentation).
2.2. RESULTATS ET DISCUSSIONS
D’après les résultats de différents traitements effectués qui sont représentés sous forme de MNT
en 2D et 3D (Figure 39), cartes de pente (Figure 40 et Figure 41) et des cartes résiduelles (Figure
42 et Figure 43). On constate que :
De 0 à -10m
En 2017, la région de Réghaia a été caractérisée par des isobathes à un espacement régulier qui
prend une disposition parallèle à la côte sauf pour la zone en face d’exutoire de l’Oued Réghaia
où une bosse a été formée, cela témoin d’un apport sédimentaire important d’origine terrigène. A
l’arrivé à Surcouf, les isobathes deviennent très serrées. Ce qui correspond en allant de l’Est vers
l’Ouest de la zone, à une variation importante d’une zone à pente faible vers une zone à pente
forte. De point de vue géomorphologique, cela correspond à des plages dissipatives à l’Est qui
favorise l’accumulation de sédiment sur le plateau continental et à des plages réflectives à l’Ouest
qui favorise le départ de sédiments vers le large.
La bathymétrie de 2020 présente une morphologie similaire à celle de 2017 mais avec un
espacement plus faible entre les isobathes. A l’exception de quelques modifications qui sont
observées dans la partie Est de l’exutoire de l’Oued Réghaia où la bosse a changé sa position et sa
direction initiale et les isobathes entre 0 et -5m sont plus espacées et celles entre -5 et -10m sont
plus serrées. De point de vue géomorphologique, cela témoin de la formation des barres sousmarines qui joue le rôle d’un ouvrage de protection naturel contre l’action hydrodynamique.
Ce changement sur le plan bathymétrique est le résultat de la délocalisation anthropique d’exutoire
de l’Oued Réghaia entre 2017 et 2020. Cela a engendré une dégradation de la zone en face de
l’exutoire de l’Oued Réghaia et une progression de la zone se trouvant à l’extrémité Est avec un
fort changement de pente entre ces deux périodes.
Diagnostic de détail
59
traitement « Raster vers TIN », l’un des outils d’analyse 3D de l’extension Arctoolbox du logiciel
Arcgis. Le module ArcScene est utilisé par la suite pour la visualisation 3D des TIN.
Le maillage triangulaire quelconque (TIN) est le meilleur mode pour la présentation de la
morphologie d’une surface. Le TIN utilise une grille dont les mailles ont une taille variable et une
forme triangulaire, les sommets de triangle sont les coordonnées tridimensionnelles de 3 points
(HENTATI et al., 2008) et (Créer une surface TIN—ArcGIS Pro | Documentation).
2.2. RESULTATS ET DISCUSSIONS
D’après les résultats de différents traitements effectués qui sont représentés sous forme de MNT
en 2D et 3D (Figure 39), cartes de pente (Figure 40 et Figure 41) et des cartes résiduelles (Figure
42 et Figure 43). On constate que :
De 0 à -10m
En 2017, la région de Réghaia a été caractérisée par des isobathes à un espacement régulier qui
prend une disposition parallèle à la côte sauf pour la zone en face d’exutoire de l’Oued Réghaia
où une bosse a été formée, cela témoin d’un apport sédimentaire important d’origine terrigène. A
l’arrivé à Surcouf, les isobathes deviennent très serrées. Ce qui correspond en allant de l’Est vers
l’Ouest de la zone, à une variation importante d’une zone à pente faible vers une zone à pente
forte. De point de vue géomorphologique, cela correspond à des plages dissipatives à l’Est qui
favorise l’accumulation de sédiment sur le plateau continental et à des plages réflectives à l’Ouest
qui favorise le départ de sédiments vers le large.
La bathymétrie de 2020 présente une morphologie similaire à celle de 2017 mais avec un
espacement plus faible entre les isobathes. A l’exception de quelques modifications qui sont
observées dans la partie Est de l’exutoire de l’Oued Réghaia où la bosse a changé sa position et sa
direction initiale et les isobathes entre 0 et -5m sont plus espacées et celles entre -5 et -10m sont
plus serrées. De point de vue géomorphologique, cela témoin de la formation des barres sousmarines qui joue le rôle d’un ouvrage de protection naturel contre l’action hydrodynamique.
Ce changement sur le plan bathymétrique est le résultat de la délocalisation anthropique d’exutoire
de l’Oued Réghaia entre 2017 et 2020. Cela a engendré une dégradation de la zone en face de
l’exutoire de l’Oued Réghaia et une progression de la zone se trouvant à l’extrémité Est avec un
fort changement de pente entre ces deux périodes.
