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l’environnement méditerranéen, ainsi qu’un nouveau protocole relatif aux aires spécialement
protégées et la diversité biologique en Méditerranée (ASP/DB) (Boubekri et Djebar, 2016 ;
Seridi, 2017 ; Boumaour, 2018).
Le nombre d’AMP ne cesse d’augmenter et ce grâce à la quantité et à la variété des avantages
qu’elles fournissent (Abdulla et al, 2008). En 2012, on comptait 677 AMP effectives protégées
par un réseau d’AMP dont 161 disposant d’un statut national et 9 international, 507 classées
comme sites Natura 2000 et 55 en projets (Gabrié et al., 2012). Cette augmentation reste
malheureusement géographiquement inégalement répartie avec 58% des AMP situées dans la
région Nord-Ouest, 26% dans la région Nord-Est et 93,39% localisées au Nord du bassin ; la
région Sud est celle qui dispose du plus faible nombre d’AMP 16% (Gabrié et al., 2012 ;
Boubekri et Djebar, 2016).
Le nombre d’AMP et des AMSC (des Autres Mesures Spatiales de Conservation) a augmenté
pour atteindre 1231, couvrant 179 798km2 et plaçant 7,14% du surface de la Méditerranée et
100 autres sites sont prévus dans 12 pays (MedPAN, CAR/ASP, 2016). Ces AMP sont
principalement situées dans le nord de la Méditerranée (90,05%) et 25,36% sont côtiers
(Seridi, 2017 ; Boumaour, 2018). Cela démontre que la majeure partie de la Méditerranée n'est
pas effectivement protégée (Abdulla et al, 2008 ; WWF, 2020).
5.3
En Algérie
Les AMP en Algérie ne représentent que 1,89% de l’ensemble des AMP du pourtour
méditerranéen (Boubekri et Djebar, 2016). Elles ont été établi à partir des années 80, lors de
la participation à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement (CNUE), ainsi qu’au
premier Sommet de la Terre tenu à Stockholm en 1972, l’Algérie a montré sa volonté pour la
protection de l’environnement (Boubekri et Djebar, 2016). C’est ainsi qu’elle a ratifié de
nombreuses conventions internationales, promulgué plusieurs lois et instauré de dispositifs
réglementaires, et protocoles relatifs à la protection de l’environnement, notamment sur la
protection de la mer et des ressources biologiques naturelles, la lutte contre la désertification
et le contrôle des déchets dangereux (Boubekri et Djebar, 2016 ; Seridi,2017). L’Algérie a
élaboré la loi n° 01-20 du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement
durable du territoire, la loi n° 02-02 du 5 février 2002, relative à la protection et à la
valorisation du littoral ainsi que la Loi n° 03-10 du 19 juillet 2003 ayant pour objet de définir
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