Chapitre II
Méthodologie
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II.3.7 Etude des teneurs en phénols
La production de composés phénoliques est sous contrôle génétique (Croteau et Gershenzon,
1994; Hartman, 2007), mais leur production qualitative et quantitative est affectée par divers
facteurs environnementaux (Bryant et al, 1983; Gershenzon, 1984; Hartman, 2007; Macheix,
1996; Quackenbush et al, 1986;. Ragan et Glombitza, 1986).
Cependant, comme avec d'autres herbiers marins, seul un nombre très limité d'études
portent sur le rôle des composés phénoliques de Posidonia oceanica (Heglmeier et Zidorn,
2010).Les substances phénoliques sont analysées chez P. oceanica, en prenant en compte la
présence de différents stress dans le milieu : Surpâturage (Cannac et al., 2006; Cariello et
Zanetti, 1979; Vergés et al., 2007, 2008, 2011), présence d’espèce concurrente avec Caulerpa
taxifolia (Agostini et al., 1998; Cuny et al., 1995; Dumay et al., 2004; Ferrat et al., 2003;
Pergent et coll.,2008), pressions anthropiques (Agostini et al., 1998; Cozza et al., 2004;
Milgiore et al., 2007; Rotini et al., 2011 ; Boumaza et al, 2014), l'enrichissement
environnemental en azote (Cannac et al., 2006; Leoni et al., 2007) et la contamination par le
mercure (Ferrat et al., 2003, 2012).
Aussi, la présence de « cellules à tannin » spécialisées dans la production de composés
phénoliques a été mise en évidence chez Posidonia oceanica (Pellegrini et Pellegrini, 1992,
1993). Leur nombre semble augmenter dans certains cas par des facteurs externes tels que les
rejets d’effluents (Pergent, 1988 ; Boumaza et al., 2012) et lors de la compétition avec deux
Bryopsidophyceae, Caulerpa taxifolia et Caulerpa cylindracea (Cuny et al., 1994 ; De Villèle
et Verlaque, 1995 ; Dumay et al., 2004).
II.3.8 Contamination du milieu par les métaux lourds
Si les métaux sont souvent indispensables au déroulement des processus biologiques (oligoéléments), nombre d’entre eux peuvent s’avérer contaminants pour diverses formes de vie,
lorsque leur concentration dépasse un certain seuil. C’est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du
zinc (Zn), du nickel (Ni), du cobalt (Co), du vanadium (V), du sélénium (Se), du molybdène
(Mo), du manganèse (Mn), du chrome (Cr), de l’arsenic (As) et du titane (Ti) (Miquel, 2001).
D’autres ne sont pas nécessaires à la vie et peuvent être même préjudiciables comme le
mercure (Hg), le plomb (Pb), le cadmium (Cd) et l’antimoine (Sb) (Chiffoleauet al., 2001).
Posidonia oceanica est souvent considérée comme un bio-indicateur de contamination
métallique depuis de nombreuses années (Pergent-Martini & Pergent, 2000). Elle a une capacité
de concentration en éléments traces, proportionnel aux teneurs présentes dans le milieu (PergentMartini & Pergent, 2000) et un pouvoir de résistance à la contamination métallique. De plus, sa
capacité à être maintenue en aquarium pour des expériences de contamination artificielle de
courte durée (Ferrat et al. 2002) et surtout la possibilité de datation des anciennes pollutions
grâce a la lépidochronologie (Pergent-Martini ,1998; Pergent et Pergent-Martini, 1999).
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