Chapitre II
Méthodologie
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Figure 12 : La lépidochronologie. En haut : disposition des écailles le long d’un rhizome de
Posidonia oceanica. En bas : épaisseur des écailles (en μm). M : maximum d’épaisseur. m :
minimum d’épaisseur. f.s. : restes d’un pédoncule floral., P : prophylle (= préfeuille)
accompagnant le pédoncule floral., L1 : feuille vivante la plus âgée ( Pergent et al.,1989).
L’analyse lépidochronologique permet de mesurer :
 La vitesse de croissance,
 La production annuelle des rhizomes,
 Le nombre de feuilles formées chaque année,
 La dynamique d’édification des herbiers,
 La production primaire passée,
 Le rythme de chute des feuilles,
 Les teneurs anciennes en polluants (Pergent et Pergent-Martini, 1990).
Elle permet également la datation des anciennes floraisons (Pergent et al., 1989) et le taux de
sédimentation (Pergent, 2007).
II.3.6 Mesure des limites supérieures et inferieures
La limite supérieure correspond à la portion d’herbier la plus proche de la côte, en terme de
bathymétrie, alors que la limite inférieure correspond à l’extension bathymétrique maximale
(Boudouresque et al., 2006, Pergent, 2005). La position de ces limites dépend de la
transparence des eaux, plus cette dernière est élevée plus la limite est profonde (Pergentmartini et Pergent, 1995)
La surveillance de ces limites se fait de manière à disposer d’un repérage précis de leur
position dans l’espace et dans le temps (Pergent, 2005).
D’autres méthodes aussi existent telles que : la disposition de marques fixes à la limite
inférieure et/ou à la limite supérieure d’un herbier à un moment donné et la comparaison de
ces marques avec la limite observée quelque temps après, la méthode des transects, la
photographie aérienne, le sonar latéral et la "bouée intelligente" à GPS.
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