Chapitre I
Généralités
5
I.3 Morphologie
La posidonie a l’instar des autres magnoliophytes, est constituée de tiges rampantes (à
croissance horizontale) dits plagiotropes ou dressées (a croissance verticale) appelées
rhizome orthotropes (Caye, 1980), d’où se développent les racines, qui peuvent descendre
jusqu’à 70cm dans le sédiment (Giraud et al., 1979 ; Caye, 1980 ; Boudouresque et
Meinesz, 1982). Ces deux types de croissance des rhizomes amènent à la formation de la
matte, une formation typique de couches de rhizomes, de racines et de sédiment fortement
compactés.
Sur les rhizomes se dressent également des feuilles rubanées de 40 à 140 cm de longueur et de
7 à 11 mm de largeur regroupés en faisceaux de 4 à 8 feuilles (Giraud et al., 1979 ; PergentMartini et Le Ravallec, 2007).
Les feuilles vivent à peu prés un an, à leur mort se sont les limbes qui tombent et se détachent
du rhizome, déplacés par les vagues, les feuilles mortes s’accumulent sur les plages et forment
ce qu’on appelle des banquettes, alors que sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au
rhizome ; elle est alors désignée sous le nom d’«écaille». Les écailles (comme les rhizomes)
sont peu putrescibles et se conservent donc pendant plusieurs siècles ou millénaires. Toute
une série de paramètres des écailles (longueur, épaisseur, anatomie) varie de façon cyclique le
long d’un cycle annuel. L’analyse de ces cycles annuels est appelée la lépidochronologie
(Crouzet, 1981 ; Crouzet et al., 1983 ; Pergent et al., 1983 ; Pergent, 1990).
Figure 3: Schéma d'un rhizome de Posidonia oceanica et de ses feuilles (D’après
Boudouresque et Meinesz, 1982)
Généralités
5
I.3 Morphologie
La posidonie a l’instar des autres magnoliophytes, est constituée de tiges rampantes (à
croissance horizontale) dits plagiotropes ou dressées (a croissance verticale) appelées
rhizome orthotropes (Caye, 1980), d’où se développent les racines, qui peuvent descendre
jusqu’à 70cm dans le sédiment (Giraud et al., 1979 ; Caye, 1980 ; Boudouresque et
Meinesz, 1982). Ces deux types de croissance des rhizomes amènent à la formation de la
matte, une formation typique de couches de rhizomes, de racines et de sédiment fortement
compactés.
Sur les rhizomes se dressent également des feuilles rubanées de 40 à 140 cm de longueur et de
7 à 11 mm de largeur regroupés en faisceaux de 4 à 8 feuilles (Giraud et al., 1979 ; PergentMartini et Le Ravallec, 2007).
Les feuilles vivent à peu prés un an, à leur mort se sont les limbes qui tombent et se détachent
du rhizome, déplacés par les vagues, les feuilles mortes s’accumulent sur les plages et forment
ce qu’on appelle des banquettes, alors que sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au
rhizome ; elle est alors désignée sous le nom d’«écaille». Les écailles (comme les rhizomes)
sont peu putrescibles et se conservent donc pendant plusieurs siècles ou millénaires. Toute
une série de paramètres des écailles (longueur, épaisseur, anatomie) varie de façon cyclique le
long d’un cycle annuel. L’analyse de ces cycles annuels est appelée la lépidochronologie
(Crouzet, 1981 ; Crouzet et al., 1983 ; Pergent et al., 1983 ; Pergent, 1990).
Figure 3: Schéma d'un rhizome de Posidonia oceanica et de ses feuilles (D’après
Boudouresque et Meinesz, 1982)
