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INTRODUCTION
La mer Méditerranée, c’est un bassin presque fermé bordée de 4600km de côtes ; dont 19000
km de littoral insulaire ; qui rassemble plus de 6 % des espèces (Harmelin & Bassemayousse,
2008). La biodiversité marine ne peut être considérée comme semblable à une simple liste
d’espèces, elle est considérablement plus qu’un catalogue ou un inventaire, c’est en fait la
fraction vivante de la nature (Bœuf, 2016).
La biodiversité marine contribue directement et indirectement à la sécurité alimentaire (Paşca,
2017). Le groupe des Macro-algues est parmi les phylums qui intéressent les chercheurs, c’est
la fraction qui constitue le premier maillon de la chaine alimentaire (Boisvert, 1988) in
(Benyahia & Dadouche, 2019).
L’usage traditionnel des algues se réfère aux populations littorales se trouvant sur les grèves
une ressource facilement accessible et exploitable dès le néolithique. Les algues avaient
plusieurs usages au Moyen-Âge, notamment pour chauffer, nourrir, engraisser les terres, et pour
l’usage domestique. A cette époque il y avait un équilibre par une exploitation conjointe des
ressources maritimes et agricoles (Le Roux & Rochard, 2013).
Les premiers usages industriels des algues remontent au XVIIe siècle (la production de soude
à partir des cendres d'algues). Il faut attendre les années 1970 qui marquent un changement
radical pour l’industrialisation et le développement des équipements, techniques d’exploitation
des algues (Le Roux & Rochard, 2013).
Ces dernières décennies, la valorisation des algues s’était orientée vers la source de production
de phycocolloïde (alginates, carraghénane et Agar) et de composés ayant des intérêts
nutritionnels en raison de leurs richesses en fibres, protéines et minéraux, et les métabolites
secondaires qui présentes une importance thérapeutique et pharmacologique surtout (Chouikhi,
2013).
Dans ce mémoire de fin d’études nous allons aborder la filière macro-algues en Algérie, où la
mer est considérée comme une source pour le développement économique du pays. Cependant,
« la flore algale du littoral algérien reste largement inexplorée. Cette flore est connue de par
les travaux anciens :Seurat(1927), Montagne (1838), Debray (1839) et Feldman (1931-1961),
auxquels se sont ajoutés quelques travaux récents : Boudouresque (1969, 1970), l’inventaire
des algues marines benthiques de l’Algérie (Perret-boudouresque et Seridi,1989) et les récents
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Inventaire préliminaire et caractérisation d’un échantillon d’espèces d’algues marines d’intérêt biotechnologique en Algérie. - 11/85

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