3.3. Influence des macro-déchets sur la faune benthique et demersale algérienne
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Comparativement à d'autres études réalisées en Méditerranée, la baie d’Alger,
caractérisée par son faible échange avec le large, est l’une des zones du bassin les plus
polluées par les déchets. La densité des déchets de 3662 ± 2549 articles/Km
2 est proche de
celui retrouvé en mer Tyrrhénienne et de la côte méditerranéenne espagnole avec 5960±3023
et 4424±3743 articles/Km
2 respectivement (Sanchez et al., 2013). La zone d'El Tarf avec une
densité de 37± 39,7 items/Km
2 présente, quant à elle, des valeurs proches des zones les moins
chargées en macro-déchets à savoir : les eaux circalittorales maltaises avec 97 ± 78 items/Km
2
(Mifsud et al., 2013), le Détroit de Sicile avec 66 items/Km
2 (Fiorentino et al., 2015), le Nord
de la mer adriatique avec 83 articles/Km
2 (Melli et al., 2017).
Cette répartition permet de conclure que l'origine de la plus grande partie des déchets
récoltés est terrestre concordant ainsi avec les études antérieures menées en Méditerranée et
dans d'autre régions (UNEP/MAP, 2015; Galgani, 2015). La source majeure de ces déchets
est la non gestion des décharges sauvages municipales des zones côtières et le transport des
déchets en période de crues via les égouts pluviaux ou les cours d'eau (Hardesty et al., 2016;
Elias, 2018). En effet, malgré l’absence de fleuves au sens strict du terme en Algérie, le
réseau hydrographique algérien est caractérisé par un grand nombre d’oueds à débit moyen et
irrégulier dépendant fortement des périodes de crues lors des orages et fortes pluies, qui selon
leur intensité, peuvent provoquer des inondations en un temps très court (Boutoutaou et
Zeggane, 2014). Citons comme exemple, l'oued El Harrach la surface de son bassin maritime
représente un tiers de sa surface. Son débit moyen qui est de 4 à 5 m3 / s, peut passer de zéro
en période sèche à 3000 m³ / s en cas d'inondation. L'origine de ses eaux est l'eau de pluie, les
apports de ses confluents, les eaux usées urbaines et industrielles, les eaux de ruissellement et
l'eau de mer refoulée, (Aroua et Berezowska-Azzag, 2009).
La population côtière représente 36% de la population algérienne et vit dans une région
ne représentant que 1,6% du territoire national. Cette population est passée de 197,8 hab.
/Km
2 en 1987 à 274 hab. /Km
2 en 2008, avec un maximum de 3666 hab. / Km
2 à Alger soit
cinq fois plus élevé qu'Oran, la deuxième ville la plus densément peuplée (ONS, 2011). En
outre, la population rejette plus de 8684 tonnes de déchets urbains solides, évacués dans 380
décharges sauvages situées sur la bande côtière. Parmi les 136 communes côtières, 39
seulement récoltent les déchets vers des centres d'enfouissement techniques et des décharges
contrôlées (MATEV, 2013).
La classification par nature des MD récoltés lors des trois campagnes ainsi que par
rapport à leur utilisation a confirmé la prédominance du plastique. Ceci est observé dans
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Comparativement à d'autres études réalisées en Méditerranée, la baie d’Alger,
caractérisée par son faible échange avec le large, est l’une des zones du bassin les plus
polluées par les déchets. La densité des déchets de 3662 ± 2549 articles/Km
2 est proche de
celui retrouvé en mer Tyrrhénienne et de la côte méditerranéenne espagnole avec 5960±3023
et 4424±3743 articles/Km
2 respectivement (Sanchez et al., 2013). La zone d'El Tarf avec une
densité de 37± 39,7 items/Km
2 présente, quant à elle, des valeurs proches des zones les moins
chargées en macro-déchets à savoir : les eaux circalittorales maltaises avec 97 ± 78 items/Km
2
(Mifsud et al., 2013), le Détroit de Sicile avec 66 items/Km
2 (Fiorentino et al., 2015), le Nord
de la mer adriatique avec 83 articles/Km
2 (Melli et al., 2017).
Cette répartition permet de conclure que l'origine de la plus grande partie des déchets
récoltés est terrestre concordant ainsi avec les études antérieures menées en Méditerranée et
dans d'autre régions (UNEP/MAP, 2015; Galgani, 2015). La source majeure de ces déchets
est la non gestion des décharges sauvages municipales des zones côtières et le transport des
déchets en période de crues via les égouts pluviaux ou les cours d'eau (Hardesty et al., 2016;
Elias, 2018). En effet, malgré l’absence de fleuves au sens strict du terme en Algérie, le
réseau hydrographique algérien est caractérisé par un grand nombre d’oueds à débit moyen et
irrégulier dépendant fortement des périodes de crues lors des orages et fortes pluies, qui selon
leur intensité, peuvent provoquer des inondations en un temps très court (Boutoutaou et
Zeggane, 2014). Citons comme exemple, l'oued El Harrach la surface de son bassin maritime
représente un tiers de sa surface. Son débit moyen qui est de 4 à 5 m3 / s, peut passer de zéro
en période sèche à 3000 m³ / s en cas d'inondation. L'origine de ses eaux est l'eau de pluie, les
apports de ses confluents, les eaux usées urbaines et industrielles, les eaux de ruissellement et
l'eau de mer refoulée, (Aroua et Berezowska-Azzag, 2009).
La population côtière représente 36% de la population algérienne et vit dans une région
ne représentant que 1,6% du territoire national. Cette population est passée de 197,8 hab.
/Km
2 en 1987 à 274 hab. /Km
2 en 2008, avec un maximum de 3666 hab. / Km
2 à Alger soit
cinq fois plus élevé qu'Oran, la deuxième ville la plus densément peuplée (ONS, 2011). En
outre, la population rejette plus de 8684 tonnes de déchets urbains solides, évacués dans 380
décharges sauvages situées sur la bande côtière. Parmi les 136 communes côtières, 39
seulement récoltent les déchets vers des centres d'enfouissement techniques et des décharges
contrôlées (MATEV, 2013).
La classification par nature des MD récoltés lors des trois campagnes ainsi que par
rapport à leur utilisation a confirmé la prédominance du plastique. Ceci est observé dans
