3.3. Influence des macro-déchets sur la faune benthique et demersale algérienne
68
3.2.4 Discussion
La répartition verticale des macro-déchets le long de la côte algérienne montre que ceuxci sont plus concentrés en nombre au niveau du plateau continental que dans le reste des zones
prospectées, et que les plus fortes concentrations se trouvent en face ou à proximité des
embouchures des oueds avec 416 déchets/Km
2 en 2013 et 264 déchets/Km
2 en 2015 en face
de l'oued Mazafran, 510 déchets/Km
2 en face de l'oued Boudouaou en 2015, 1096
déchets/Km
2 face à oued Corso en 2015, 529 déchets/Km
2 en face de l'embouchure d'oued
Aguerioune et 264 déchets/Km
2 en face de l'oued Seybouse en 2015. La plus chargée d'entre
elles est la station d'Alger en face de l'embouchure de l'oued El Harrach avec 1859
déchets/Km
2 en 2014 et 5464 déchets/Km
2 en 2015. Ceci est expliqué par la topographie du
fond : le plateau continental constitue une zone de décantation.
Même si les plus fortes valeurs se trouvent entre 20 et 200 mètres, cette frange présente
aussi des valeurs basses, ainsi, la répartition des macro-déchets ne suit pas un gradient négatif
en fonction de la profondeur mais semble influencée par d'autres facteurs tels que les
courants et les vents ainsi que la présence des embouchures des oueds. En effet, dans notre
étude, des traits peuvent être très chargés en macro-déchets et se trouver à proximité de traits
qui en sont presque dépourvus. Ceci pourrait être expliqué par le fait que ces déchets ont une
présence ponctuelle et ne sont pas stationnaires, entrainés par les courants, ils pourraient
s'accumuler dans certains endroits plus que dans d'autres. Ceci explique également la présence
de débris à 660 m qui, par la circulation du courant algérien et ses tourbillons, sont entrainés
sur de grandes distances. Willis et al., (2017) ont démontré que le transport par les vents et les
courants est le facteur principal de transport des débris de l'amont des estuaires vers la côte
en Australie. Ceci pourrait expliquer que certaines stations éloignées des embouchures des
oueds présentent de fortes densités en marco-déchets comme c'est le cas pour la station qui se
trouve en face de l'embouchure de oued Mazafran, qui a présenté l'une des plus forte densité
avec 983 déchets/Km
2 en 2013 à 161m de profondeur et qui était sans aucun déchet l'année
d'après. La taille de la population côtière, la proximité des infrastructures urbaines ainsi que le
nombre des drains des eaux usées sont fortement corrélés avec la quantité de débris retrouvée.
La comparaison entre les deux zones "propre" et " polluée" semble confirmer ce constat
car la présence des oueds d'El Harrach et de l'oued Mazafran et la présence de la réserve d'El
Kala de l'autre, font que ces deux régions sont des régions où la charge en macro-déchets est
plus constante que dans le reste des régions.
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3.2.4 Discussion
La répartition verticale des macro-déchets le long de la côte algérienne montre que ceuxci sont plus concentrés en nombre au niveau du plateau continental que dans le reste des zones
prospectées, et que les plus fortes concentrations se trouvent en face ou à proximité des
embouchures des oueds avec 416 déchets/Km
2 en 2013 et 264 déchets/Km
2 en 2015 en face
de l'oued Mazafran, 510 déchets/Km
2 en face de l'oued Boudouaou en 2015, 1096
déchets/Km
2 face à oued Corso en 2015, 529 déchets/Km
2 en face de l'embouchure d'oued
Aguerioune et 264 déchets/Km
2 en face de l'oued Seybouse en 2015. La plus chargée d'entre
elles est la station d'Alger en face de l'embouchure de l'oued El Harrach avec 1859
déchets/Km
2 en 2014 et 5464 déchets/Km
2 en 2015. Ceci est expliqué par la topographie du
fond : le plateau continental constitue une zone de décantation.
Même si les plus fortes valeurs se trouvent entre 20 et 200 mètres, cette frange présente
aussi des valeurs basses, ainsi, la répartition des macro-déchets ne suit pas un gradient négatif
en fonction de la profondeur mais semble influencée par d'autres facteurs tels que les
courants et les vents ainsi que la présence des embouchures des oueds. En effet, dans notre
étude, des traits peuvent être très chargés en macro-déchets et se trouver à proximité de traits
qui en sont presque dépourvus. Ceci pourrait être expliqué par le fait que ces déchets ont une
présence ponctuelle et ne sont pas stationnaires, entrainés par les courants, ils pourraient
s'accumuler dans certains endroits plus que dans d'autres. Ceci explique également la présence
de débris à 660 m qui, par la circulation du courant algérien et ses tourbillons, sont entrainés
sur de grandes distances. Willis et al., (2017) ont démontré que le transport par les vents et les
courants est le facteur principal de transport des débris de l'amont des estuaires vers la côte
en Australie. Ceci pourrait expliquer que certaines stations éloignées des embouchures des
oueds présentent de fortes densités en marco-déchets comme c'est le cas pour la station qui se
trouve en face de l'embouchure de oued Mazafran, qui a présenté l'une des plus forte densité
avec 983 déchets/Km
2 en 2013 à 161m de profondeur et qui était sans aucun déchet l'année
d'après. La taille de la population côtière, la proximité des infrastructures urbaines ainsi que le
nombre des drains des eaux usées sont fortement corrélés avec la quantité de débris retrouvée.
La comparaison entre les deux zones "propre" et " polluée" semble confirmer ce constat
car la présence des oueds d'El Harrach et de l'oued Mazafran et la présence de la réserve d'El
Kala de l'autre, font que ces deux régions sont des régions où la charge en macro-déchets est
plus constante que dans le reste des régions.
