3.1.La pêche récréative ou de plaisance en Algérie
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- L'extension : lorsque les données collectées ne concernent qu'une unité, on étend cellesci à un ensemble plus large. Par exemple, l'effort à partir de la capture par unité d'effort
(Belhabib et al., 2013) est utilisé pour avoir la capture totale.
Les incertitudes associées à cette approche sont fortes, une précaution est donc
nécessaire pour ne pas surestimer les captures (Pauly, 1998; Zeller et al., 2006; Belhabib
et al., 2013). Quelque soient les informations obtenues sur le terrain et auprès de notre
source (et qui sont cités dans le reste du document : *, **), notre hypothèse de précaution
est que seuls 75% des plaisanciers vendent réellement leurs captures dans le marché
local. Concernant la chasse sous-marine, l'hypothèse est que 100% des licences sont
prises en considération. En réalité, le nombre de chasseurs effectifs est supérieur au
nombre d'autorisation du fait de la difficulté à obtenir un permis de port d'arme (i.e. : le
nombre de chasseur informels est très important et difficile à estimer)
3.1.3.1 Estimation des captures des navires de la pêche récréative
Dans un premier temps, le but été d'apporter des informations supplémentaires, corriger et
compléter la reconstitution des captures des pêcheries algériennes réalisées par Belhabib et
al., (2013). Au début, la possibilité d'avoir des informations concernant les tendances réelles
de certains stocks et types d'activité de pêche été explorée. Les réponses obtenues étaient
parcellaires, subjectives et pouvaient présenter au moins autant d'incertitudes que les données
actuellement disponibles.
Plusieurs entités liées à l'activité de la pêche ont été sollicitées et consultées (des cadres,
fonctionnaires, présidents d'associations, présidents de chambres de la pêche). Seule une
source (au niveau d'une DPRH de l'ouest du pays) a accepté de collaborer. Cette source a mis
à notre disposition le registre des données brutes liées à l'activité de pêche (petits métiers,
chalutiers, sardiniers) de son site de débarquement.
Dans un deuxième temps, la question du choix du type d'activité à analyser s'est imposée.
Au cours de l'enquête, après demande des données de captures envoyées au CNRDPA par les
DPRH, il a été constaté qu'a part pour la wilaya de Boumerdes, la case de la pêche récréative
était vide pour toutes les autres wilayas. De plus, les captures collectées dans le registre
obtenu, qui concernaient les petits métiers, étaient en réalité celles des petits métiers
professionnels et des plaisanciers. Ces données ont été communiquées à la FAO, sans
distinction des types de captures. Ajouté à cela, dans une étude faite par Kacher (2010), il a
été constaté que la plupart des plaisanciers et des chasseurs sous-marins exerçaient comme
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Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 53/179

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