3.1.La pêche récréative ou de plaisance en Algérie
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ignorent les captures des activités non commerciales de la pêche récréative, de subsistance ou
de la chasse sous-marine (Zeller et al., 2007).
Le concept de la méthode est que ces informations manquantes existent quelque part,
étant donné que la pêche est une activité sociale qui laisse une large empreinte dans la société
dans laquelle elle est exercée (Pauly, 1998). La reconstitution des captures se fait en premier
lieu à partir de données autres que les données déclarées à la FAO. Ces données, officielles ou
non, conventionnelles ou non, sont utilisées pour estimer des captures souvent sous estimées,
non contrôlées ou ignorées. Le tout est de savoir chercher ces données et de les interpréter de
la manière la plus réaliste possible (Zeller et al., 2006; Zeller et al., 2007; Pauly, 2014; Zeller
et Pauly, 2014; Zeller et Pauly, 2016). Ces données se trouvent dans des études antérieures,
des rapports, des thèses, des observations d'experts ou de pêcheurs (Zeller et al., 2006;
Belhabib et al., 2013; Simmons et al., 2016), des enquêtes sur terrain, des photos aériennes
(pour estimer le nombre de bateaux), ou des photos de captures (Simmons et al., 2016), les
moteurs de recherche internet, des vidéos, ... etc. (Belhabib et al., 2015b).
L'analyse de données est basée sur la simple notion que la capture totale (Y) en poids est
le produit de la capture moyenne par unité d'effort pour chaque type d'engins ou de métier
(CPUE) et de l'effort. L'unité d'effort peut être le nombre de pêcheurs, l'unité de pêche ou le
nombre de sorties en mer ou la puissance du moteur (équation 1).
Y = ∑CPUE x Effort .................................(1)
Les principes les plus importants de cette méthode sont :
- L'interpolation : après collecte des données (CPUE, nombre de bateaux actifs, licences
...etc.), des valeurs de référence sont utilisées comme point de départ pour réaliser des
séries temporelles. Si celles-ci présentent des vides, des interpolations entre les points de
références s'imposent. Ceci est justifiable par l'alternative non satisfaisante d'interpréter
ce manque par la valeur 0. Cette interprétation reste plus incorrecte que n'importe quelle
estimation via une interpolation (Zeller et al., 2006).
Si des informations sont disponibles concernant le déclin ou l'augmentation d'une
capture durant des années où l'interpolation s'est imposée, celles-ci sont utilisées pour
avoir des valeurs plus précises. Belhabib et al., (2013), pour leur reconstitution des
captures de mérous, ont diminué de 80% le nombre de bateaux actifs en 1988 et 1989 car
"seulement quelques douzaines de navires étaient réellement actifs ", selon une source,
durant ces deux années.
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