Chapitre III : Méthodologie, résultats et discussion
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production mondiale halieutique qui était déclaré à 86 million de tonnes en 1996, équivaut en
réalité à 130 millions de tonnes après une reconstitution de pêcheries souvent négligées
comme la pêcherie artisanale, la pêche de subsistance et la pêche récréative. A la surpêche
s'ajoutent d'autres pressions anthropiques telles que la pollution des eaux côtières et les
changements climatiques.
Pour ce qui est des déchets échantillonnés lors des campagnes ALDEM (2013, 2014,
2015), ils étaient de différents types et variaient selon l'endroit et la profondeur : leur volume
a dépassé celui des poissons pêchés en face de l'embouchure de l'oued El Harrach à 41 m de
profondeur. Parmi ces déchets, des engins de pêche (des filets, des cordes, des pots de pêche
au poulpe) étaient montés à bord. Ces engins de pêche sont des engins abandonnés, perdus ou
rejetés (ALDFG : pour Abandoned, Lost and Discarded Fishing Gear). Les causes les plus
fréquentes de la présence de ces engins de pêche sur les fonds marins sont le mauvais temps,
les facteurs opérationnels liés à la pêche et les conflits portant sur les engins de pêche qui se
produisent lorsque des engins passifs comme les filets maillants et les trémails sont remorqués
par inadvertance ou lorsque les amarres des bouées de marquage sont coupées par des
chalutiers (Gilman et al., 2016).
L'existence des macro-déchets et des ALDFG, présentent une préoccupation qui prend de
plus en plus d'ampleur et qui fait l'objet de plusieurs études à cause de ce qu'ils peuvent avoir
comme impact négatif que ça soit sur l'habitat ou sur les organismes marins (Moore, 2008,
Cheshire et al., 2009, Rochman et al., 2013, Deudero et Alomar,2015) .
Citons l'exemple des ALDFG, les casiers/pièges et les filets maillants sont responsables
de la "pêche fantôme" qui désigne la capacité des engins de pêche à pêcher lorsqu'ils sont
abandonnés, perdus ou rejetés en mer, alors que les chaluts et les palangres sont responsables
de l'enchevêtrement des espèces. Ceci est d'autant plus préoccupant depuis que les engins de
pêche sont fabriqués à partir de matières plus durables et qu'ils sont largement utilisés dans la
zone côtière (Gilman et al., 2016) déjà très sujette à une pollution de toute nature, et à la
surpêche.
Selon, ces mêmes auteurs, les espèces les plus menacées par les ALDFG sont les espèces
à fécondité peu élevée comme les oiseaux et tortues de mer, les mammifères marins et les
élasmobranches. Aussi, de manière générale, les espèces marines les plus vulnérables aux
changements du milieu et à la surpêche sont les espèces sessiles ou peu mobiles qui n'ont pas
la capacité d'aller vers des milieux plus adaptés, ces même espèces sont vulnérables à la
surpêche (Pauly et al., 1998) et aux changements du milieu notamment l'augmentation de la
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Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 42/179

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