Chapitre III : Méthodologie, résultats et discussion
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2 METHODOLOGIE, RESULTATS ET DISCUSSION
Durant la campagne d'évaluation des ressources demersales algériennes réalisée par le
CNRDPA en 2012 (figures 4) il a été constaté, après une brève analyse qui consiste à faire la
moyenne du rendement de certaines espèces par secteur, toute profondeur confondue, une
absence ou une raréfaction de certaines espèces et une baisse importante du rendement des
espèces qui représentent le plus d'intérêt commercial, par rapport aux résultats de la campagne
Thalassa 1982 (ISTPM, 1982), campagne qui a été réalisée dans les mêmes zones chalutables
de la côte algérienne . Ceci est plus visible sur certaines espèces telles que les rougets ou les
pageots par exemple (tableau 1).
En effet, dans le tableau 1, il a été constaté une baisse du rendement dans les trois secteurs
hormis pour la baudroie rousse (Lophius budegassa) et la mostelle de fond (Phycis
blennoides), la petite roussette (Scyliorhinus canicula) et la raie étoilée (Raja asterias) dont
les rendements sont restés plus ou moins constants. Le secteur Est observe le plus grand
déclin par rapport aux autres secteurs concernant le rouget de vase ( Mullus barbatus), le
merlu commun (Merluccius merluccius) et le merlan bleu (Micromesistius poutassou), ce
dernier étant totalement absent au niveau de ce secteur et présente un rendement très faible au
niveau des autres secteurs en 2012.
La baisse la plus importante du rendement concerne le pageot acarne ( Pagellus acarne),
un des poissons les plus importants, avec un facteur de 25 dans le secteur centre et un facteur
de presque 12 au niveau des deux autres secteurs. A l'ouest, la plus grande différence est
observée sur la capture du pageot commun (Pagellus erythrinus) dont le rendement en 2012 a
baissé de 19 fois par rapport à celui de 1982.
D'autres espèces, en l'occurrence, la sole commune (Solea vulgaris), la raie bouclée (Raja
clavata), la baudroie commune (Lophius piscatorius) et la grande roussette (Scyliorhinus
stellaris) dont le rendement était déjà peu important, et qui n'étaient pas présentes dans tous
les secteurs en 1982, sont complètement absentes des débarquements de 2012.
La côte algérienne n'est pas la seule à constater des baisses de rendement sur les espèces
exploitées qu'elles soient demersales ou pélagiques. Ainsi, alors que les débarquements de
l'anchois du Golfe du Lion étaient de 13340 tonnes en 2007, en 2012, seulement 5 %, 635
tonnes, ont été débarquées (Lleonart, 2015). Cette observation avait déjà été faite en Turquie,
durant les années 90, où les débarquements sont passés de 295000 tonnes en 1988 à 66000
tonnes en 1990 (Agirbas et al., 2010). Pauly et Zeller, (2016) estiment que le pic de
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Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 41/179

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