Introduction générale
2
INTRODUCTION GENERALE
Selon Mannino et al., (2017), la Méditerranée, même si elle ne représente que 0.82 % des
mers et des océans, est habitée par une biodiversité d'une richesse peu commune. Elle
accueille approximativement 17000 espèces qui représentent 4 à 18 % de la biodiversité
marine mondiale, qu'elle soit, endémique (environ 20 à 30 %), tempérée, cosmopolite, ou
subtropicale.
Furnestin, En 1961, a qualifié la côte algérienne comme étant "une véritable province
biologique de l'Atlantique ibéro-marocain" à cause du flux d'eau atlantique qui l'alimente.
Selon le rapport du ministère de l'environnement et des énergies renouvelables (MEER,
2016), l’ensemble du domaine marin côtier algérien compte 303 espèces de phytoplancton,
495 espèces d'algue et 328 poissons. Cette biodiversité peuple des habitats remarquables tel
que les herbiers à posidonie, les forêts de cystoseires et les fonds coralligènes (MREE-PAP
RAC/ PAM, 2015).
Les campagnes d'évaluation des stocks halieutiques réalisées le long de la côte algérienne,
(demersales et pélagiques) telles que décrites par Massuti et al., (2004), ne ciblaient que les
espèces d'intérêt commercial. Or, il est connu que des espèces qui ne présentaient aucun
intérêt économique à une époque, ont atteint actuellement une valeur marchande non
négligeable. Cette évolution est directement liée à la disponibilité des autres espèces: si
certaines espèces se font rares, d'autres espèces plus disponibles verront leur valeurs
marchande augmentée.
En plus de ne pas être régulières, ces campagnes ne prennent pas en considération
l'aspect protection des espèces d'un point de vue écologique. Les autres espèces dites
accessoires n'ont bénéficié que d'études parcellaires et non approfondies. Cette situation est
parfaitement reflétée par le l'absence de réglementation protégeant les espèces dites
accessoires. D'ailleurs, d'une manière générale, de tous les organismes marins, seul le phoque
moine est protégé pour le règne animal (JO-RADP n°35, Décret exécutif n° 12-235) et deux
espèces de phanérogames : Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa pour le règne végétal
(JO-RADP n° 03, Décret exécutif n° 12-03) .
Parmi les principales causes de destruction de la biodiversité, il y a la surexploitation par
la pêche, la destruction des habitats par les macro-déchets et les changements climatiques.
Pour une bonne gestion d'un stock ou le maintien de la pérennité d'une espèce, les mesures
2
INTRODUCTION GENERALE
Selon Mannino et al., (2017), la Méditerranée, même si elle ne représente que 0.82 % des
mers et des océans, est habitée par une biodiversité d'une richesse peu commune. Elle
accueille approximativement 17000 espèces qui représentent 4 à 18 % de la biodiversité
marine mondiale, qu'elle soit, endémique (environ 20 à 30 %), tempérée, cosmopolite, ou
subtropicale.
Furnestin, En 1961, a qualifié la côte algérienne comme étant "une véritable province
biologique de l'Atlantique ibéro-marocain" à cause du flux d'eau atlantique qui l'alimente.
Selon le rapport du ministère de l'environnement et des énergies renouvelables (MEER,
2016), l’ensemble du domaine marin côtier algérien compte 303 espèces de phytoplancton,
495 espèces d'algue et 328 poissons. Cette biodiversité peuple des habitats remarquables tel
que les herbiers à posidonie, les forêts de cystoseires et les fonds coralligènes (MREE-PAP
RAC/ PAM, 2015).
Les campagnes d'évaluation des stocks halieutiques réalisées le long de la côte algérienne,
(demersales et pélagiques) telles que décrites par Massuti et al., (2004), ne ciblaient que les
espèces d'intérêt commercial. Or, il est connu que des espèces qui ne présentaient aucun
intérêt économique à une époque, ont atteint actuellement une valeur marchande non
négligeable. Cette évolution est directement liée à la disponibilité des autres espèces: si
certaines espèces se font rares, d'autres espèces plus disponibles verront leur valeurs
marchande augmentée.
En plus de ne pas être régulières, ces campagnes ne prennent pas en considération
l'aspect protection des espèces d'un point de vue écologique. Les autres espèces dites
accessoires n'ont bénéficié que d'études parcellaires et non approfondies. Cette situation est
parfaitement reflétée par le l'absence de réglementation protégeant les espèces dites
accessoires. D'ailleurs, d'une manière générale, de tous les organismes marins, seul le phoque
moine est protégé pour le règne animal (JO-RADP n°35, Décret exécutif n° 12-235) et deux
espèces de phanérogames : Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa pour le règne végétal
(JO-RADP n° 03, Décret exécutif n° 12-03) .
Parmi les principales causes de destruction de la biodiversité, il y a la surexploitation par
la pêche, la destruction des habitats par les macro-déchets et les changements climatiques.
Pour une bonne gestion d'un stock ou le maintien de la pérennité d'une espèce, les mesures
