3.3. Influence des changements climatiques sur la ressource marine vivante algérienne
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Une attention particulière est portée à Raja clavata qui a été signalée comme une des raies
principales se trouvant dans le secteur oriental de l'Algérie en 1924 par le Danois, (1924). Elle
a été absente durant les campagnes qui se sont déroulées entre 1957 et 1961 mais abondante
au nord du Maroc par les navires « Président Théodore Tissier » et " Thalassa" (Maurin, 1962,
Maurin, 1968). Cette espèce est une espèce qui semble avoir trouvé refuge en Méditerranée à
la suite de la glaciation du Pléistocène (Chevolot et al., 2006) . La chute de l'abondance de
cette espèce peut donc être aussi due au réchauffement des eaux en Méditerranée même si
Hemida, (2005) met en garde contre une éventuelle confusion à cause de variabilités intraspécifiques. Cette espèce est incluse dans la liste OSPAR des espèces et habitats menacés
et/ou en déclin, elle est considérée comme l'élasmobranche demersal le plus concerné par la
pression de la pêche à cause du fait qu'elle forme des agrégats et qu'elle soit pêchée par tout
type d'engins de pêche en mer du nord (OSPAR, 2010b).
- Les espèces dites reliques boréales
Scophthalmus maximus, et Lophius piscatorius sont ce que l'on appelle des reliques
boréales, à affinité froide, elles correspondent au préférendum thermique des espèces des
régions nord ibéro-marocaine et celto-armoricaine de la province atlantico-méditerranéenne
(Refes, 2011). Etant des espèces benthiques à fonds meubles, elles font aussi partie des
espèces les plus vulnérables à la destruction de leur habitat (Casamajor et al., 2012).
Scophthalmus maximus plus connu sous le nom de Psetta maxima est une espèce à
affinité froide (Refes, 2011). Elle était assez commune sous le nom de Rhombus maximus à
Alger entre 1840 et 1842 (Guichenot, 1850). Elle est classée comme espèce quasi menacée
par l'IUCN (Abdul Malak et al., 2011).
Lophius piscatorius, poisson osseux de haute valeur marchande à affinité froide, a été
signalé par Guichenot, (1850) comme fort commun entre 1840 et 1842, même si certaines
réserves ont été émises quant à une éventuelle confusion avec Lophius budegassa. Ensuite Le
Danois, (1924) la qualifie d'espèce commune (30% des espèces capturées) au large de la baie
de Skikda à 272 mètres sur les fonds vaseux à virgulaires (ou Cirrhipathes, un genre de corail
noir des fonds meubles), et parmi les espèces principales par Maurin, (1962) des îles Habibas
au cap des trois fourches et d'abondante du cap des trois fourches à Ceuta. C'est à partir des
années 1959 et 1960, qu'elle a commencé à ne pas être capturée durant les campagnes
(Maurin, 1968). Cette constatation a aussi été faite par Refes, (2011) pour des traits de pêche
réalisés entre 2005 et 2006 par des chalutiers professionnels dans le secteur oriental de la côte
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Une attention particulière est portée à Raja clavata qui a été signalée comme une des raies
principales se trouvant dans le secteur oriental de l'Algérie en 1924 par le Danois, (1924). Elle
a été absente durant les campagnes qui se sont déroulées entre 1957 et 1961 mais abondante
au nord du Maroc par les navires « Président Théodore Tissier » et " Thalassa" (Maurin, 1962,
Maurin, 1968). Cette espèce est une espèce qui semble avoir trouvé refuge en Méditerranée à
la suite de la glaciation du Pléistocène (Chevolot et al., 2006) . La chute de l'abondance de
cette espèce peut donc être aussi due au réchauffement des eaux en Méditerranée même si
Hemida, (2005) met en garde contre une éventuelle confusion à cause de variabilités intraspécifiques. Cette espèce est incluse dans la liste OSPAR des espèces et habitats menacés
et/ou en déclin, elle est considérée comme l'élasmobranche demersal le plus concerné par la
pression de la pêche à cause du fait qu'elle forme des agrégats et qu'elle soit pêchée par tout
type d'engins de pêche en mer du nord (OSPAR, 2010b).
- Les espèces dites reliques boréales
Scophthalmus maximus, et Lophius piscatorius sont ce que l'on appelle des reliques
boréales, à affinité froide, elles correspondent au préférendum thermique des espèces des
régions nord ibéro-marocaine et celto-armoricaine de la province atlantico-méditerranéenne
(Refes, 2011). Etant des espèces benthiques à fonds meubles, elles font aussi partie des
espèces les plus vulnérables à la destruction de leur habitat (Casamajor et al., 2012).
Scophthalmus maximus plus connu sous le nom de Psetta maxima est une espèce à
affinité froide (Refes, 2011). Elle était assez commune sous le nom de Rhombus maximus à
Alger entre 1840 et 1842 (Guichenot, 1850). Elle est classée comme espèce quasi menacée
par l'IUCN (Abdul Malak et al., 2011).
Lophius piscatorius, poisson osseux de haute valeur marchande à affinité froide, a été
signalé par Guichenot, (1850) comme fort commun entre 1840 et 1842, même si certaines
réserves ont été émises quant à une éventuelle confusion avec Lophius budegassa. Ensuite Le
Danois, (1924) la qualifie d'espèce commune (30% des espèces capturées) au large de la baie
de Skikda à 272 mètres sur les fonds vaseux à virgulaires (ou Cirrhipathes, un genre de corail
noir des fonds meubles), et parmi les espèces principales par Maurin, (1962) des îles Habibas
au cap des trois fourches et d'abondante du cap des trois fourches à Ceuta. C'est à partir des
années 1959 et 1960, qu'elle a commencé à ne pas être capturée durant les campagnes
(Maurin, 1968). Cette constatation a aussi été faite par Refes, (2011) pour des traits de pêche
réalisés entre 2005 et 2006 par des chalutiers professionnels dans le secteur oriental de la côte
