3.3. Influence des changements climatiques sur la ressource marine vivante algérienne
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- Les Sélaciens (Elasmobranches)
Aucune espèce de sélaciens n'est apparue en 2012. Ce sont des espèces capturées de
manière accessoire mais qui deviennent de plus en plus vulnérables car elles sont pêchées par
différents engins qu'il s'agisse de chalut de fond ou d'engins de pêche plus traditionnels
(Fischer et al., 1987, Le Douguet, 2009, Chevolot et al., 2006). Hemida, (2005); Chevolot et
al., (2006) et Casamajor et al., (2012) expliquent que les causes de cette vulnérabilité sont
dues à l'exploitation intensive de ces espèces qui n'ont pas pu se régénérer aux mêmes niveaux
d'abondance que ceux d'avant 1982 à cause des caractéristiques biologiques des sélaciens. Ces
mêmes auteurs expliquent que ces caractéristiques font que ce sont des espèces qui atteignent
pour la plupart une grande taille avec une maturité sexuelle tardive, un cycle de reproduction
long et une fécondité peu élevée. Cette fréquence "rare" et "très rare" des sélaciens avait déjà
été observée par Refes, (2011) entre le Golfe de Bejaïa et la région d'El Kala.
40 % (31 espèces sur 76 au total) des Chondrichtyens autochtones de la mer Méditerranée
figurent désormais dans l’une des Catégories en danger critique d'extinction (CR), En danger
(EN) ou vulnérables (VU) au niveau régional dans la liste de l'UICN (Abdul Malak et al.,
2011) ou dans la liste de l'OSPAR.
Rostroraja alba (Lacepède, 1803), et Squatina oculata Bonaparte, 1840 par exemple,
sont considérées en danger critique d'extinction en Méditerranée (CR), Dasyatis centroura, et
Myliobatis aquila comme Quasi menacé (NT), concernant Squalus blainville, les données
sont insuffisantes (DD) pour lui établir un statut particulier (Abdul Malak et al., 2011).
Quelques exemples des espèces qui étaient plus abondantes durant les campagnes
antérieures à 1982 sont donnés :
Oxynotus centrina (Linnaeus, 1758), classée parmi les espèces à un niveau de menace
critique (CR) par l'IUCN, a été signalée par Le Danois, (1924) sous le nom de Centrina
vulpecula. Elle était présente sur toute la côte algérienne et était une des espèces
prédominantes de squales du cap Bougarouni au cap Carbon et une des espèces les plus
fréquentes au niveau de la baie d'Arzew (Maurin, 1962).
Squatina squatina, qui a été rapportée sous le nom de Rhina squatina par Guichenot,
(1850) sur les côtes algériennes, Le danois, (1924) la considérait comme faisant partie des
espèces principales entre la frontière tunisienne et le cap Toukousch à Annaba (Fillias, 1875).
Elle est maintenant considérée comme menacée de disparition sur les côtes françaises de
l’Atlantique par Bruslé & Quignard (2004), et incluse dans la liste OSPAR (OSPAR, 2010a)
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