Chapitre I :
Généralités
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Chapitre I : Généralités
I. Surveillance du milieu marin
Les méthodes d’évaluation de la qualité de l’environnement marin reposaient exclusivement
sur des mesures de paramètres chimiques de l’eau et des sédiments, cependant ces méthodes
traditionnelles basées sur les caractéristiques chimiques des écosystèmes ne permettent pas de
mesurer l’impact des contaminants chimiques (substances bioaccumulables de nature
hydrophobe ; métaux, HAP, PCB, insecticides chlorés) sur les différents organismes,
populations et communautés peuplant un milieu donné.
D’autres méthodes utilisant les paramètres biologiques, physiques et biochimiques des
organismes vivants, sont venues combler les lacunes inhérentes aux analyses strictement
chimiques.
Certaines espèces sont plus sensibles que d’autres et nécessitent des conditions particulières
pour se maintenir dans leur milieu naturel. De telles espèces sont appelées indicateurs
biologiques (ou indicateurs écologiques) en raison de leur capacité à caractériser l’état d’un
écosystème soumis à un stress environnemental, ainsi qu’à permettre de détecter des
changements significatifs pouvant survenir à l’intérieur de ce même écosystème (Bélanger,
2009).
I.1. Bioindicateur : définition, concept et propriétés
Un bioindicateur c’est un indicateur biologique peut être un individu, une partie d’individu ou
même une communauté d’individus renfermant de l’information sur la qualité des ressources
vivantes commerciales côtières, vis-à-vis des diverses pollutions (Ifremer, 2012).
Ils sont utilisés par des agences gouvernementales afin d’établir des paramètres légaux pour
certaines variables environnementales et d’assurer un suivi de la qualité de l’environnement
(Bélanger ,2009).
Les propriétés d’un bioindicateur (ou espèce indicatrice), doivent être les suivantes :
➢ Une espèce indicatrice doit être représentative du milieu où elle vit.
➢ Une espèce indicatrice doit montrer des variations quantitatives et qualitatives
représentatives des changements du milieu où elle vit.
➢ Une espèce indicatrice doit être représentative des espèces commercialisées pour le
consommateur final : elle doit donc être une espèce commerciale.
Les indicateurs biologiques les plus connus, et employés chez les vertébrés et/ou invertébrés
sont essentiellement les poissons, le plus souvent benthique, plus ou moins sédentaire
représentatif des pollutions entraînées au fond de la mer, ainsi que, les bivalves, les algues
(Laminaires, ou Fucus), et les phanérogames marines.
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Estimation de la teneur en mercure, métaux lourds et qualitémicrobiologique de quelques espèces de poissons dans la région Algéroise, effets potentiels santé-environnement. - 15/104

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