CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUTION
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III.1.3.3.
Matériel biologique
La production de poissons des fermes de l’étude repose sur l’étape de grossissement des alevins.
Ces derniers n’étant pas produits localement, poussent les investisseurs à recourir à
l’importation de la France, l’Italie, l’Espagne ou la Grèce. D’ailleurs, aucune de ces
exploitations ne possède une écloserie. Même si elles existent à l’échelle nationale, ces
écloseries demeurent non fonctionnelles.
Selon les questionnés, la qualité de cette matière première reste bonne ou même appréciable.
Un certificat sanitaire est remis au producteur lors de la livraison des alevins. La taille initiale
de ces deniers est entre 08 et 10 gr.
III.1.3.4.
Aliment et produits vétérinaires
Comme pour la matière première, les interviewés déclarent alimenter leur cheptel avec de
l’aliment importé de l’étranger, sachant que la majorité (90%) dénote sa disponibilité.
Quelques noms d’entreprises de fabrication d’aliment de poisson ont pu être obtenus tels que
BioMar qui est une entreprise danoise et Skretting originaire des Pays-Bas. Nos enquêtés
affirment qu’ils importent l’aliment des différentes entreprises et pas spécifiquement d’une
même entreprise.
Quant aux produits vétérinaires, à l’exception de deux investisseurs qui utilisent des
médicaments comme les antibiotiques, dans le cycle d’élevage ; les autres avouent n’utiliser
aucun traitement. Les raisons pour certains de ces non utilisateurs est la réduction des coûts de
production, d’autant plus que le poisson en fin de cycle peut retomber malade selon eux même
s’il a été traité durant le cycle.
III.1.4. Compartiment économique
Les enquêtes réalisées auprès des investisseurs en pisciculture marine révèlent les résultats
économiques suivants :
III.1.4.1.
Coûts et financement des projets piscicoles
Les coûts des projets des fermes piscicoles enquêtées se situent entre 136 129 044 Da et
1 000 000 000. En effets, le nombre de réticules employé fait varier la valeur du capital investi.
Il n’en demeure pas moins que ce dernier soit assez élevé pour la plupart des investisseurs
(60%) qui ont pu réaliser leur projet grâce au crédit bancaire (50%) et/ou aux aides de l’état
(10%). Néanmoins 40% affirment l’autofinancement de leur exploitation.
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