CHAPITRE I : GENERALITES
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I.1.2. La production aquacole mondiale par types d’élevages et par espèce
Selon la classification de la production mondiale par division CSITAPA, la production globale
en aquaculture est dominée par la production des poissons d’eau douce. En 2019, cette dernière
garantit 47 239 346 tonnes, où la carpe et plus précisément la carpe herbivore
Ctenopharyngodon idellus (Valenciennes, 1844) garantit (5 728 383 tonnes) (FAO, 2021).
Par ailleurs, les apports de l’algoculture suivent avec 34 735 590 tonnes, dont le tiers est
représenté par la production de l’algue brune Laminaria japonica (J. E. Areschoug, 1851)
Quant à la conchyliculture qui produit 17 550 576 tonnes, elle est dominée par la palourde
japonaise Ruditapes philippinarum (Adams & Reeve, 1850).
La carcinoculture réalise10 481 319 tonnes, notamment la crevette à pattes blanches Penaeus
vannamei (Boone, 1931) avec 5 446 216 tonnes et qui s’avère la deuxième espèce la plus
produite en aquaculture.
Les apports des diadromes s’élèvent à 5 893 681 tonnes, dont presque la moitié est représentée
par le saumon de l’Atlantique Salmo salar (Linnaeus, 1758).
Néanmoins, la pisciculture marine vient en dernier lieu avec 3 194 052 tonnes suivi par la
production des animaux aquatiques divers 977 017 tonnes.
I.2. Aperçu sur l’aquaculture en Algérie
En Algérie, l’aquaculture a connu une évolution depuis la création du Ministère de la Pêche et
des Ressources Halieutiques en 2000 (actuellement Ministère de la Pêche et des Productions
Halieutiques). Différents programmes et plans nationaux de développement, ont encouragé les
investissements publics et privés dans cette activité.
Ainsi, une règlementation a permis de cadrer l’aquaculture nationale à travers des décrets et
arrêtés portant sur l’organisation administrative et technique. Cette réglementation régit les
conditions de création d'un établissement d'aquaculture ; les conditions d’exercice de l’activité
d’élevage et de culture aquacole des différents types d’établissement, les modalités de capture,
de transport, d'entreposage, d'importation et de commercialisation et d'introduction dans les
milieux aquatiques de géniteurs, larves, alevins et naissains ; ...
Toutefois, la conservation des ressources biologiques relevant de la juridiction nationale,
demeure la principale condition engagée par l’état, pour l’exercice de l'aquaculture.
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