Chapitre II : Matériel et méthodes
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multiflotille ne sera pas nécessaire. Les simulations concernent uniquement l’approche
multispécifique. Comme expliqué ci-dessus, les données de sortie du modèle de Jones (1983) vont
servir comme données d’entrée pour le modèle de Thompson et Bell (1934) et une simulation sera
effectuée pour chaque espèce cible ainsi que pour les espèces accompagnatrices. Chaque
simulation multispécifique concernera une espèce cible avec une espèce accompagnatrice, cette
dernière se fera en sommant chaque biomasse, valeur marchande et production, relatives à chaque
X facteur de F pour les deux espèces, et on pourra ainsi obtenir une projection globale de l’espèce
cible et l’espèce qui l’accompagne. Sparre et Venema (1996) ont expliqué qu’il n’est pas simple
de réaliser un modèle multispécifique fidèle à la réalité, et ce, à cause des interactions existantes
entre ces espèces. L’estimation du MSY (production maximale équilibrée) et de la MSE
(production maximale économique équilibrée) se réalise par l’approche suivante :
- Etape 1 : réaliser une analyse de cohorte monospécifique (fondée sur la longueur) pour l’espèce
cible et l’espèce qui l’accompagne séparément.
- Etape 2 : Réaliser une analyse de production (fondée sur la longueur) par le modèle Thompson
et Bell pour chaque espèce séparément en utilisant les mêmes X facteur de F.
- Etape 3 : Sommer les valeurs des productions, des biomasses et des valeurs marchandes des deux
espèces pour chaque X facteur de F.
- Etape 4 : Déterminer le MSY et le MSE pour le stock multispécifique.
2.4.1. Modèle de Jones
L’analyse de la population virtuelle (ou VPA : Virtual Population Analysis) fait appel à une
pseudo-cohorte reposant sur l’hypothèse d’un système à paramètres constants. Ainsi il est supposé
que les données d’entrée utilisées soient relatives à une seule cohorte capturée dans la même année.
Cette analyse sert à déterminer l’effectif de poissons qui devraient être présents dans la mer pour
rendre compte d’une capture stable donnée, ainsi que l’effort de pêche qui aurait dû être appliqué
sur chaque classe de longueur pour obtenir les effectifs capturés.
Cette méthode nécessite un certain nombre de paramètres calculés au préalable :
Données fréquence-taille ; paramètres de croissance L∞ et K, les paramètres a et b de la relation
taille-poids, le taux de mortalité naturelle (M) ainsi que le taux d’exploitation (F/Z) final qui est
par défaut égale à 0.5.
La procédure de calcul de la production et de la biomasse par l'analyse des cohortes se base sur les
étapes suivantes (Sparre et Venema, 1996) :
- Facteur de mortalité naturelle : H (L1-L2) = [(L∞ - L1) / (L∞ - L2)]
M/2K
- Calcul du nombre de survivants pour le groupe de taille le plus vieux (classe finale) :
N (L1) = C (L1-∞) / (F/Z) Final
- Nombre de survivants des autres classes de taille :
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