Chapitre II : Matériel et méthodes
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(S+) sur le nombre total des stations (ST). Les espèces sont classées en espèces constantes (Fr ≥
0.5), communes (0.2 < Fr < 0.5) et rares (Fr ≤ 0.2).
STS étant la Surface Totale des Stations comprises dans l’aire de vie (S+ et S-), la densité (Dn) est
donc le rapport du nombre d’individus capturés dans une région donnée et la surface totale des
stations. Cet indice est exprimé en individus par km² (ind/km²).
La biomasse (Dw) d’une espèce est définie comme étant le rapport entre le poids total des individus
capturés et la somme des surfaces des stations S+ et S- (STS) en km². La biomasse est exprimée
en kilogramme par km² (kg/km²).
2.2.2. Structure du peuplement
Le peuplement est défini comme étant un ensemble d’éléments de la biocénose qui présentent une
certaine homogénéité, ne serait-ce que par la taille des individus qu’ils comportent, les groupes
taxonomiques ou le micro-biotope qu’ils occupent (Daget, 1979). Les peuplements associés aux
espèces étudiées sont considérés comme étant des ensembles composés de groupes zoologiques
(Poissons, Mollusques et Crustacés), partageant un espace géographique donné (région).
Les listes faunistiques établies à partir du dépouillement du listing Thalassa ont permis d’étudier
les peuplements des zones caractéristiques aux deux espèces cibles dans le bassin algérien. Les
indices de diversité de Margalef ou de Shannon sont des quantités d’information, apportées par un
échantillon, sur la structure du peuplement d’où provient l’échantillon et la façon dont les individus
y sont répartis entre les espèces. Toutes les variations des indices de diversité relatifs à des
échantillons tirés d’un même peuplement et échelonnés dans le temps reflèteront donc des
modifications de la structure du peuplement et permettront de suivre globalement l’évolution de
ce peuplement durant une certaine période ou durant un cycle de durée déterminée (Daget, 1979).
Ces indices sont largement utilisés dans les études de la diversité spécifique par plusieurs auteurs
(Binet, 1985 ; Lande, 1996 ; Peet, 1974). La structure du peuplement a été étudiée à l'aide de la
richesse spécifique ainsi que l'indice de diversité spécifique. Afin de pouvoir caractériser par un
seul nombre la structure du peuplement, il est nécessaire d’utiliser un indice de diversité adapté.
Ce dernier a été calculé à partir des valeurs de densité et biomasse observées ajustées par un modèle
de distribution d'abondance adapté, Cela requiert la distribution des abondances spécifiques et
l’emploi, pour représenter celle-ci, d’un modèle mathématique approprié afin de réduire les biais
liés à l’échantillonnage.
2.2.2.1. Richesse spécifique
La richesse spécifique d’une communauté est le nombre d’espèces qui la composent. Daget et al.
(1972) définissent la richesse d’une nomocénose le nombre n d’espèces qui la composent. Frontier
(2008), comme plusieurs auteurs, symbolisent ce nombre par S.
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