Chapitre I : Généralités
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Figure I.2 : Carte du bassin algérien et délimitation des régions : Ouest, Centre et Est.
(Hemida, 2005 ; modifiée).
La côte algérienne se caractérise par une nature essentiellement rocheuse. De petites chaines de
montagnes séparant certaines plaines (comme la Mitidja et la plaine de Annaba) du rivage.
La topographie sous- marine correspond à celle de la côte (Lalami, 1979) :
- Une succession de baies d’importance inégale présentent un fond à substrat meuble, qui
s’étendent en pente douce jusqu’à l’isobathe 800m, et souvent interrompus par des vallées sousmarines ;
- Des fonds rocheux avec des fosses profondes, correspondant aux zones littorales montagneuses.
Le plateau continental étant étroit, des profondeurs supérieures à 2000 m sont observées 10 à 20
km plus au large avec une profondeur moyenne qui peut dépasser les 2600 m (Obaton, 2000). La
morphologie des fonds a été largement décrite par plusieurs auteurs dont Leclaire (1972).
Les travaux de Lacombe et Richez en 1982, (in Benzohra et Millot, 1995) sur l’aspect physique
des eaux méditerranéennes montrent que la vitesse du courant atlantique circulant est de 0,5 à 0,7
m/s. le long des côtes algériennes. Ainsi, l’écoulement des eaux le long de ces côtes est initialement
structuré en une veine qui coule vers l’Est, puis devient plus large et se détache de la côte vers le
nord. L’origine de ce courant provenant de l’atlantique par le détroit de Gibraltar, est la perte en
eaux méditerranéennes par l’évaporation importante, et l’apport continental et pluvial faible.
L'étude hydrologique de la région a révélé des phénomènes complexes selon les observations de
Lacombe et Tchernia (1960), Allain (1960) et Furnestin et Allain (1963), ceci est dû à la rencontre
des eaux atlantiques superficielles et les eaux présentes déjà sur le bassin oriental et occidental.
L’étude établie par Millot (1985 et 1987) a permis de tirer plusieurs conclusions :
- Une masse d'eau atlantique modifiée (M.A.W, Modified Atlantic Water) définie par une salinité
inférieure à 37.5 p.s.u. (Pratical Salinity Unit), localisée dans les 100 mètres superficiels.
- Une masse d'eau levantine (L.I.W, Levantine Intermediate Water) avec une salinité supérieure à
38.4 p.s.u. et une température de 13.85°C ; la circulation de l’eau levantine intermédiaire se produit
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