Chapitre 2: Du Bassin Versant au Canyon Sous-marin
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en surface une différence de résistance des sédiments à l’érosion. Mais les knickpoints peuvent
également se trouver en amont de failles ou d’anticlinaux sur des marges convergentes (Mitchell,
2006) ou être le résultat de soulèvements épisodiques localisés. Les knickpoints les plus larges
situés en amont de failles peuvent présenter une morphologie semi-circulaire en dépression et
semblent être affectés par une érosion diffuse.
2.3.4
Classification des canyons sous-marins
Harris et Witheway (2011) ont étudié la répartition globale des grands canyons sous-marins. Ils
ont réalisé l’inventaire des 5849 canyons sous-marins qui ont incisé les marges continentales du
globe afin d’étudier leur distribution, le contexte géologique et océanographique dans lequel ils
évoluent, et leur conservation. Ils ont réalisé une classification en trois grands types de canyons :
- Les canyons de Type 1 incisent le plateau continental et sont connectés à un système
fluviatile sur le continent.
- Les canyons de Type 2 incisent le plateau continental mais ne sont connectés à aucun
système fluviatile sur le continent.
- Les canyons de Type 3 n’incisent pas le plateau continental, mais seulement la pente.
Pour chaque type de canyon, des statistiques ont été réalisées sur plusieurs paramètres
morphologiques tels que leur longueur, la profondeur de la tête de canyon, la profondeur de
l’embouchure du canyon, le dénivelé moyen, la pente moyenne, l’espacement entre deux
canyons adjacents, le nombre d’affluents et la sinuosité.
Le premier élément mis en évidence est la différence significative entre les canyons de marge
active, contrôlées par des processus tectoniques et magmatiques, et les marges passives,
dominées par les processus d’érosion et de sédimentation. Les canyons des marges actives sont
globalement plus nombreux (+15%), plus courts, plus raides, moins espacés, et plus ramifiés que
leurs homologues des marges passives.
Ensuite, les auteurs mettent en évidence des corrélations positives entre la pente des canyons et
leur espacement. Plus les canyons sont pentus, plus ils sont proches les uns des autres (Fig.2.12).
Les plus proches se situent en Méditerranée (14,9 km d’espacement moyen) tandis que les plus
espacés se trouvent dans les régions polaires (42,9 km en moyenne en Antarctique, 65,2 km en
Arctique). En revanche, l’espacement moyen n’est pas un facteur de discrimination des différents
types de canyons car il est le même pour les Types 1, 2 et 3 (soit 33 km environ).
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en surface une différence de résistance des sédiments à l’érosion. Mais les knickpoints peuvent
également se trouver en amont de failles ou d’anticlinaux sur des marges convergentes (Mitchell,
2006) ou être le résultat de soulèvements épisodiques localisés. Les knickpoints les plus larges
situés en amont de failles peuvent présenter une morphologie semi-circulaire en dépression et
semblent être affectés par une érosion diffuse.
2.3.4
Classification des canyons sous-marins
Harris et Witheway (2011) ont étudié la répartition globale des grands canyons sous-marins. Ils
ont réalisé l’inventaire des 5849 canyons sous-marins qui ont incisé les marges continentales du
globe afin d’étudier leur distribution, le contexte géologique et océanographique dans lequel ils
évoluent, et leur conservation. Ils ont réalisé une classification en trois grands types de canyons :
- Les canyons de Type 1 incisent le plateau continental et sont connectés à un système
fluviatile sur le continent.
- Les canyons de Type 2 incisent le plateau continental mais ne sont connectés à aucun
système fluviatile sur le continent.
- Les canyons de Type 3 n’incisent pas le plateau continental, mais seulement la pente.
Pour chaque type de canyon, des statistiques ont été réalisées sur plusieurs paramètres
morphologiques tels que leur longueur, la profondeur de la tête de canyon, la profondeur de
l’embouchure du canyon, le dénivelé moyen, la pente moyenne, l’espacement entre deux
canyons adjacents, le nombre d’affluents et la sinuosité.
Le premier élément mis en évidence est la différence significative entre les canyons de marge
active, contrôlées par des processus tectoniques et magmatiques, et les marges passives,
dominées par les processus d’érosion et de sédimentation. Les canyons des marges actives sont
globalement plus nombreux (+15%), plus courts, plus raides, moins espacés, et plus ramifiés que
leurs homologues des marges passives.
Ensuite, les auteurs mettent en évidence des corrélations positives entre la pente des canyons et
leur espacement. Plus les canyons sont pentus, plus ils sont proches les uns des autres (Fig.2.12).
Les plus proches se situent en Méditerranée (14,9 km d’espacement moyen) tandis que les plus
espacés se trouvent dans les régions polaires (42,9 km en moyenne en Antarctique, 65,2 km en
Arctique). En revanche, l’espacement moyen n’est pas un facteur de discrimination des différents
types de canyons car il est le même pour les Types 1, 2 et 3 (soit 33 km environ).
