Chapitre 2: Du Bassin Versant au Canyon Sous-marin
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Le bassin versant est, en effet, un système ouvert qui contrôle la quantité et le volume de
particules délivrés à l’océan. La quantité totale de matière délivrée varie en fonction de la
superficie des bassins versants et de leurs latitudes (Campy et Macaire, 2003). Cette variation
dépend plus précisément des volumes de précipitations et des températures agissant sur le
degré d’altération des roches et d’ablation, de la lithologie (nature des roches du substrat
conditionnant la quantité et le type de la matière produite solide ou dissoute) et du relief
(agissant sur la distribution des eaux superficielles entre infiltration et ruissellement).
Les variations de décharge sédimentaire sont contrôlées par la taille du bassin versant et
l’hypsométrie (ou altitude). Un grand bassin versant aura donc une décharge sédimentaire
plus élevée qu’un plus petit. Ces derniers perçoivent donc davantage la différence entre
décharge particulaire moyenne et décharge durant une crue. En effet, les pics de flux et de
décharge particulaire s’opèrent durant les évènements de fortes magnitudes tels les orages, les
ouragans ou les moussons (Inman et Jenkins, 1999). Les pics de décharge peuvent être
maintenus jusque dans la partie inférieure du bassin versant si la cellule de l’orage et le flux
généré associé sont plus grands que l’aire de drainage (Fig.2.4). Par contre, les grands
systèmes réagissent plus lentement aux mêmes impulsions sédimentaires, car ils ont des zones
de stockage régionales et des surfaces inondables plus grandes. Ainsi, les systèmes qui ont de
petites surfaces inondables répondent rapidement aux impulsions sédimentaires déclenchées
par le climat et la tectonique de leur arrière-pays (Somme et al., 2009).
B. Caractéristiques morphologiques d’une rivière
Comme vu précédemment (chapitre 1), d’importants écoulements gravitaires peuvent être
déclenchés par les systèmes fluviatiles subaériens. Il est donc important de décrire les
caractéristiques morphologiques des rivières afin de mieux comprendre leur fonctionnement et
ainsi mieux appréhender leur relation avec la formation et l’évolution des canyons sous-marins.
Une plaine alluviale (Fig.2.5), dominée par les reliefs de son bassin versant, correspond à une
surface topographique plane à très faibles pentes, et appartient à la zone inondable d’une rivière
généralement sinueuse ou méandriformes (Pottier et Untermaier, 1998).
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Le bassin versant est, en effet, un système ouvert qui contrôle la quantité et le volume de
particules délivrés à l’océan. La quantité totale de matière délivrée varie en fonction de la
superficie des bassins versants et de leurs latitudes (Campy et Macaire, 2003). Cette variation
dépend plus précisément des volumes de précipitations et des températures agissant sur le
degré d’altération des roches et d’ablation, de la lithologie (nature des roches du substrat
conditionnant la quantité et le type de la matière produite solide ou dissoute) et du relief
(agissant sur la distribution des eaux superficielles entre infiltration et ruissellement).
Les variations de décharge sédimentaire sont contrôlées par la taille du bassin versant et
l’hypsométrie (ou altitude). Un grand bassin versant aura donc une décharge sédimentaire
plus élevée qu’un plus petit. Ces derniers perçoivent donc davantage la différence entre
décharge particulaire moyenne et décharge durant une crue. En effet, les pics de flux et de
décharge particulaire s’opèrent durant les évènements de fortes magnitudes tels les orages, les
ouragans ou les moussons (Inman et Jenkins, 1999). Les pics de décharge peuvent être
maintenus jusque dans la partie inférieure du bassin versant si la cellule de l’orage et le flux
généré associé sont plus grands que l’aire de drainage (Fig.2.4). Par contre, les grands
systèmes réagissent plus lentement aux mêmes impulsions sédimentaires, car ils ont des zones
de stockage régionales et des surfaces inondables plus grandes. Ainsi, les systèmes qui ont de
petites surfaces inondables répondent rapidement aux impulsions sédimentaires déclenchées
par le climat et la tectonique de leur arrière-pays (Somme et al., 2009).
B. Caractéristiques morphologiques d’une rivière
Comme vu précédemment (chapitre 1), d’importants écoulements gravitaires peuvent être
déclenchés par les systèmes fluviatiles subaériens. Il est donc important de décrire les
caractéristiques morphologiques des rivières afin de mieux comprendre leur fonctionnement et
ainsi mieux appréhender leur relation avec la formation et l’évolution des canyons sous-marins.
Une plaine alluviale (Fig.2.5), dominée par les reliefs de son bassin versant, correspond à une
surface topographique plane à très faibles pentes, et appartient à la zone inondable d’une rivière
généralement sinueuse ou méandriformes (Pottier et Untermaier, 1998).
