Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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Figure 1. 14 : (a) Schéma montrant la composition bipartite d’un courant de turbidité et les
profils de vitesses (Postma et al., 1988) ; (b) Evolution de la séquence de Bouma en fonction de
la localisation (proximal, distal) par rapport à la source (inspiré de Walker et al., 1967)
Les courants hyperpycnaux sont la conséquence d’écoulements turbides générés dans les fleuves
et se prolongeant en mer (Mulder et Alexander, 2001). Ils résultent d’événements de crues où le
mélange eau douce/sédiment a une densité supérieure à celle de l’eau de mer. Ce mélange va
alors se propager sur le fond et provoquer, par la suite, un écoulement gravitaire turbulent
hyperpycnal (Mulder et Syvitski, 1995). Les dépôts liés aux courants hyperpycnaux comportent
une première phase à grano-classement inverse (correspondant à la montée de la crue) surmontée
d’une partie à grano-classement normal (due à la décrue). Cependant, il est fréquent que
l’enregistrement soit partiellement tronqué ce qui rend la distinction difficile avec les dépôts liés
aux courants de turbidité « classiques » (Mulder et al., 2001). Un tableau de synthèse (Tab.1.1)
propose un résumé des classifications les plus fréquemment utilisées (Middleton et Hampton,
1973 ; Nardin et al., 1979 ; Mulder et Cochonat, 1996 ; Mulder et Alexander, 2001).
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