Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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Figure 1. 13 : Séquence de Bouma présentant un dépôt lié à un courant de turbidité (Bouma,
1964)
Cependant, l’intégralité de la séquence de Bouma n’est pas toujours observée, la plupart du
temps elle est tronquée, soit de ses termes supérieurs soit de ses termes inférieurs. Bouma (1964)
avait associé l’évolution verticale des termes, de a à e, à l’évolution au cours du temps de la
capacité de transport et de la vitesse du courant de turbidité. Sanders (1965) montre que le dépôt
de la séquence de Bouma est réalisé par deux processus différents : (1) le passage d’un lit coulant
de grains dit : concentré est responsable du terme a et (2) le passage d’un courant turbulent est à
l’origine des termes de b à e (Fig.1.14.a).
Schématiquement, un courant de turbidité comprend, longitudinalement trois régions : la tête, le
corps et la queue (Middleton et Hampton, 1973) et verticalement souvent deux parties : une
partie basale dense ayant une vitesse plus importante et une concentration en sédiment plus forte
que la partie supérieure formée d’un panache de fluide turbulent (Middleton et Hampton, 1973 ;
Postma et al., 1988). En se basant sur une étude statistique concernant différentes
caractéristiques des faciès sédimentaires (épaisseur des bancs, granulométrie, figures d’érosion,
contacts, etc) dans différents bassins, Walker (1967) met en évidence l’évolution des faciès entre
les dépôts proximaux et les dépôts distaux (Fig.1.14.b).
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Figure 1. 13 : Séquence de Bouma présentant un dépôt lié à un courant de turbidité (Bouma,
1964)
Cependant, l’intégralité de la séquence de Bouma n’est pas toujours observée, la plupart du
temps elle est tronquée, soit de ses termes supérieurs soit de ses termes inférieurs. Bouma (1964)
avait associé l’évolution verticale des termes, de a à e, à l’évolution au cours du temps de la
capacité de transport et de la vitesse du courant de turbidité. Sanders (1965) montre que le dépôt
de la séquence de Bouma est réalisé par deux processus différents : (1) le passage d’un lit coulant
de grains dit : concentré est responsable du terme a et (2) le passage d’un courant turbulent est à
l’origine des termes de b à e (Fig.1.14.a).
Schématiquement, un courant de turbidité comprend, longitudinalement trois régions : la tête, le
corps et la queue (Middleton et Hampton, 1973) et verticalement souvent deux parties : une
partie basale dense ayant une vitesse plus importante et une concentration en sédiment plus forte
que la partie supérieure formée d’un panache de fluide turbulent (Middleton et Hampton, 1973 ;
Postma et al., 1988). En se basant sur une étude statistique concernant différentes
caractéristiques des faciès sédimentaires (épaisseur des bancs, granulométrie, figures d’érosion,
contacts, etc) dans différents bassins, Walker (1967) met en évidence l’évolution des faciès entre
les dépôts proximaux et les dépôts distaux (Fig.1.14.b).
