Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
34
1.1.3 La pente continentale
I.
Définition
La pente continentale caractérise la zone de transition entre la plateforme et le bassin
profond. En effet, les pentes continentales gagnent ou perdent des sédiments à travers des
phénomènes de dépôts, érosion et dissolution (Schlager et Camber, 1986). On distingue ainsi les
pentes continentales en accrétion avec un bilan sédimentaire positif par stockage du surplus
sédimentaire sur la pente, et des pentes en érosion (dominée par des phénomènes de non-dépôt
ou by-pass) avec un bilan sédimentaire négatif.
L’apport ou la perte de matériaux sont fortement influencés par l’inclinaison de la pente
continentale au travers de mouvements en masse ou de courants de turbidité (Schlager et
Camber, 1986).
II.
Typologie des pentes continentales
Adams et Schlager (2000), ont classifiés les pentes continentales en trois grandes catégories,
basées sur l’allure du profil topographique, en utilisant trois équations mathématiques simples.
Grâce à plusieurs exemples de marges, ces auteurs ont montré que 12% des cas étudiés avaient
une pente supérieure linéaire, 20% avaient des profils exponentiels et 50% présentaient des
profils sigmoïdaux (Fig. 1.9).
Les profils linéaires (Fig.1.9.A) sont interprétés comme des pentes pour lesquelles les
sédiments restent à leur angle de repos ou d’équilibre de telle manière que le système tout entier
est dans un état critique auto-organisé. L’angle de repos est généralement défini comme l’angle
maximum par rapport à l’horizontale pour lequel les sédiments meubles se stabiliseront lors du
dépôt (Bak et al., 1988 ; Mann et Kanagy, 1990). Il convient cependant de noter que l’angle de
repos est directement lié à la taille des particules (Kenter, 1990). Dans un tel état critique, le
moindre ajout sédimentaire pourrait conduire à un ajustement des grains entre eux et générer des
mouvements en masse (Adams et Schlager, 2000).
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1.1.3 La pente continentale
I.
Définition
La pente continentale caractérise la zone de transition entre la plateforme et le bassin
profond. En effet, les pentes continentales gagnent ou perdent des sédiments à travers des
phénomènes de dépôts, érosion et dissolution (Schlager et Camber, 1986). On distingue ainsi les
pentes continentales en accrétion avec un bilan sédimentaire positif par stockage du surplus
sédimentaire sur la pente, et des pentes en érosion (dominée par des phénomènes de non-dépôt
ou by-pass) avec un bilan sédimentaire négatif.
L’apport ou la perte de matériaux sont fortement influencés par l’inclinaison de la pente
continentale au travers de mouvements en masse ou de courants de turbidité (Schlager et
Camber, 1986).
II.
Typologie des pentes continentales
Adams et Schlager (2000), ont classifiés les pentes continentales en trois grandes catégories,
basées sur l’allure du profil topographique, en utilisant trois équations mathématiques simples.
Grâce à plusieurs exemples de marges, ces auteurs ont montré que 12% des cas étudiés avaient
une pente supérieure linéaire, 20% avaient des profils exponentiels et 50% présentaient des
profils sigmoïdaux (Fig. 1.9).
Les profils linéaires (Fig.1.9.A) sont interprétés comme des pentes pour lesquelles les
sédiments restent à leur angle de repos ou d’équilibre de telle manière que le système tout entier
est dans un état critique auto-organisé. L’angle de repos est généralement défini comme l’angle
maximum par rapport à l’horizontale pour lequel les sédiments meubles se stabiliseront lors du
dépôt (Bak et al., 1988 ; Mann et Kanagy, 1990). Il convient cependant de noter que l’angle de
repos est directement lié à la taille des particules (Kenter, 1990). Dans un tel état critique, le
moindre ajout sédimentaire pourrait conduire à un ajustement des grains entre eux et générer des
mouvements en masse (Adams et Schlager, 2000).
