Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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Lorsqu’elles ne présentent aucune activité tectonique ou volcanique actuelle, les marges
continentales sont dites stables ou passives (Scrutton, 1982a ; Boillot, 1983 ; Sage, 1994), leur
formation s'initie lors de la rupture d'une lithosphère continentale soumise à des contraintes
divergentes. Selon que la rupture se fait perpendiculairement ou parallèlement à la direction des
contraintes, les marges sont appelées respectivement marges en extension et marges
transformantes (ou coulissante) (Fig.1.2). Les marges actives, frontières de plaques
convergentes, sont le siège d’une forte activité sismique et tectonique (Boillot, 1990 ; Lallemand,
1999). Par conséquent, ces trois types de marges présentent des évolutions, des caractéristiques
structurales et morphologiques qui leur sont propres.
Figure 1. 2 : Bloc 3D illustrant des marges passives divergente et de coulissement en fonction de
la direction des contraintes représentée par les flèches noires (d’après Boillot, 1990).
1.1.2 Typologie des marges continentales
A. Les marges passives
Les marges passives sont issues de la fragmentation lithosphérique en contexte de divergence de
plaque continentale. Les marges passives sont conservatives, puisque tout le matériel
sédimentaire amené du continent par les fleuves reste sur place. Dans la majorité des cas, cellesci sont marquées par un plateau continental large de 70 à 80 km en moyenne, mais pouvant
dépasser plusieurs centaines de kilomètres (>350 km au large de l’Argentine) avec une pente très
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Lorsqu’elles ne présentent aucune activité tectonique ou volcanique actuelle, les marges
continentales sont dites stables ou passives (Scrutton, 1982a ; Boillot, 1983 ; Sage, 1994), leur
formation s'initie lors de la rupture d'une lithosphère continentale soumise à des contraintes
divergentes. Selon que la rupture se fait perpendiculairement ou parallèlement à la direction des
contraintes, les marges sont appelées respectivement marges en extension et marges
transformantes (ou coulissante) (Fig.1.2). Les marges actives, frontières de plaques
convergentes, sont le siège d’une forte activité sismique et tectonique (Boillot, 1990 ; Lallemand,
1999). Par conséquent, ces trois types de marges présentent des évolutions, des caractéristiques
structurales et morphologiques qui leur sont propres.
Figure 1. 2 : Bloc 3D illustrant des marges passives divergente et de coulissement en fonction de
la direction des contraintes représentée par les flèches noires (d’après Boillot, 1990).
1.1.2 Typologie des marges continentales
A. Les marges passives
Les marges passives sont issues de la fragmentation lithosphérique en contexte de divergence de
plaque continentale. Les marges passives sont conservatives, puisque tout le matériel
sédimentaire amené du continent par les fleuves reste sur place. Dans la majorité des cas, cellesci sont marquées par un plateau continental large de 70 à 80 km en moyenne, mais pouvant
dépasser plusieurs centaines de kilomètres (>350 km au large de l’Argentine) avec une pente très
