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L’impact négatif de ces ouvrages touche à plusieurs points. Tout d’abord, ils ont intensifiés
l’érosion au niveau de la partie Ouest de la plage, entre le banc de rochers émergeant et du
premier brise lame. Cette portion de plage est vulnérable de par sa disposition qui fait face au
courant dominant du nord-ouest, et aussi par le manque de matériel sédimentaire qui est en
temps normal acheminé par le courant de la dérive littoral de direction nord est, mais qui est
bloqué par les brises lames.
Ensuite, grâce au modèle de courantologie (HD) de la modélisation numérique par le logiciel
Mike21, les résultats obtenus démontrent que la vitesse des courants, pour la direction des
houles dominantes du nord ouest (N315°), au niveau des eaux abritées par les ouvrages
longitudinaux, est en moyenne de l’ordre de 0.075m/s, ce qui dénote d’une circulation assez
faible des eaux marines. Cette faible circulation engendre un plan d’eau calme à tendance de
stagnation ce qui va aggraver la qualité des eaux de baignade, si jamais un foyer de pollution
est détecté à ce niveau, et il l’a été.
L’analyse des paramètres bactériologiques, physico-chimiques et phyto-planctoniques des
eaux de baignade de la plage Flot Bleu, au niveau de trois points de prélèvements avec une
multiplicité des campagnes de prélèvements entre 2021 et 2022, a démontré une
contamination fécale dont la cause est la sur-fréquentation des côtes en saison estivale et le
rejet direct des eaux usées de la localité au niveau de notre zone d’étude.
Une analyse de la littoralisation, sur le point de l’impact combiné climatique et anthropique, a
démontrée une sur-occupation de l’espace littoral, avec la réalisation d’ouvrages de protection
de type cordons d’enrochements dans le seul but est de protéger les habitations qui ont
presque pied dans l’eau, ce qui résulte par une sur-artificialisation de la côte avec un risque de
perte définitive de plage sableuses par l’occupation de l’estran. Cette proximité au rivage est
extrêmement dangereuse, du point de vue climatique de par l’élévation du niveau de la mer
avec un risque de submersion très élevé dont l’impact serait la destruction de ces habitations
et une inondation des terres avec intrusion saline.
Pour parer à ces impacts négatifs, il faudrait réaliser un processus GIZC à l’échelle locale, qui
étudierait plus en détail l’influence de chaque impact sur l’autre, identifierait les acteurs en jeu
et leurs degrés de responsabilités, les actions à entreprendre par la voie de la prise de décision
effective des autorités en place et son application proactive dans une optique de
développement durable du domaine littoral. Un exemple d’action sur terrain est l’application
de la loi littorale 02-02, la protection des écosystèmes littoraux comme les dunes et une
gestion urgente des eaux usées qui ne ressort plus que du domaine de la pollution
environnementale, mais aussi de la santé publique.
Un suivi multifactorielle de l’évolution côtière en générant une base de données SIG,
continuellement mise à jour dans le temps et étayée par des enquêtes in-situ, permettrait
l’élaboration de scénarios prévisionnels à plus courte durée, donnant une marge de manœuvre
sur le plan de la gestion littoral.
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Etude d’impact des brise lames de la commune d’Ain Taya sur les points: érosion/accumulation et qualité des eaux de baignade - 138/148

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