Chapitre I :
Généralité
16
5. Les superficies agrégées et leurs composantes sont commensurables, c’est-à-dire que
l’empreinte écologique (la demande humaine agrégée) peut être directement comparée à la
capacité biologique (l’offre de la biosphère).
6. L’empreinte écologique peut dépasser la capacité biologique. La quantité de sur utilisation
se nomme « déficit écologique ».
4. La biocapacité
La BC ou capacité biologique est définie par le GFN ʺla capacité des écosystèmes de fournir
des matières biologiques utiles et d’assimiler des déchets générés par les hommes en utilisant
les modes de gestion et les technologies d’extraction existantesʺ. Cette capacité peut être
mesurée par les surfaces de terres et d’eau qui ont la capacité de fournir des matières
biologiques, aussi appelées ressources ou ressources renouvelables par le GFN. Ces surfaces
sont dites ʺbiologiquement productivesʺ. La capacité à assimiler des déchets, bien que
mentionnée dans la définition, n’entre pas dans le calcul de la BC.
La notion de surface biologiquement productive est centrale dans la définition de la BC
comme dans celle de l’EF. Une surface biologiquement productive est une surface qui capte le
soleil et l’utilise pour produire de la matière organique (ou ressource renouvelable) par le
biais de la photosynthèse. Ces surfaces sont caractérisées par un rendement qui mesure la
quantité de produit primaire produite par unité de surface.
La BC est un indicateur synthétique agrégé car elle est calculée, à partir d’un système de
comptes, comme une somme de surfaces biologiquement productives exprimées chacune en
hectares et convertibles en une unité commune. Plusieurs types de surfaces biologiquement
productives sont pris en compte dans le calcul de la BC : les terres arables, les pâturages, les
forêts, les zones de pêche, les terrains construits. Seules les zones marginales à végétation
raréfiée et des zones non productives ne sont pas prises en compte. Ces surfaces
biologiquement productives sont extrêmement variables dans leur nature et ont des
rendements très hétérogènes. Par conséquent, pour pouvoir les additionner et les comparer,
elles sont exprimées en termes de surfaces de terres et d’eaux normalisées ayant un rendement
moyen mondial, dont l’unité de mesure conventionnelle est appelée hectare global (gha)
Précédent

L’empreinte écologique de l’activité de la pêche cas: Jijel, Alger et Tipaza. - 27/88

Suivant