Chapitre III : Résultats et discussion
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Tableau 10 : Résultats du traitement par chitosane
Date
[C]
Avant traitement
(UFC/L)
[C]
Après traitement
chitosane
(UFC/L)
Taux d’abattement
(%)
10/04/2022
26 × 10
7
268 × 10
2
99.99
17/04/2022
44 × 10
7
2 × 10
4
99.99
24/04/2022
38 × 10
7
0
100
Au regard du tableau 10, le chitosane présente une activité antagoniste vis-à-vis de Legionella
pneumophila. Le traitement par adsorption sur le chitosane semble très efficace puisque des
taux d’abattement de 99.99% à 100% ont été enregistrés. Ces résultats sont très prometteurs
puisque le chitosane seul semble suffisant pour épurer l’eau contaminée initialement avec des
taux très élevées en légionelles.
Sagoo et al (2002) ; Chien et Chou (2006) ont rapportés que ce biopolymère possède une
activité antimicrobienne vis-à-vis de différents groupes de microorganismes, bactéries, virus,
champignons, et levures. En général, ces deux derniers sont les plus sensibles au chitosane
suivies des bactéries.
Par ailleurs, l'activité antibactérienne du chitosane est influencée par de nombreux facteurs
incluant l'origine biologique du chitosane, le pourcentage de désacétylation, le degré de
polymérisation ou le poids moléculaire (No et al., 2002).
En effet, les propriétés fonctionnelles du chitosane sont également influencées par le matériel
brut utilisé pour sa production et peuvent varier, aussi en fonction des espèces, mais également
au sein d'une même espèce au cours de variations saisonnières. Le chitosane provenant de
crustacés démontre des mécanismes antibactériens plus diversifiés que le chitosane d'origine
microbienne. Plus le chitosane est désacétylé, plus son activité antimicrobienne est forte,
indiquant que les groupes fonctionnels pour l'inhibition de la croissance sont les groupes
aminés cationiques (Song et al., 2002).
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