Chapitre I : Revue bibliographique
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I.5.6. Diagnostique
La recherche d'un résultat prédictif qui identifie L. pneumophila chez chaque patient a échoué,
les tests de diagnostic de Legionella spp se sont améliorés depuis 1976. Toutefois, il n'existe
pas de méthode efficace pour diagnostiquer toutes les espèces de légionnelle. Il n’est pas
toujours évident de procéder à un diagnostic précis après en avoir relevé les symptômes, à
cause de leur analogie avec les symptômes de diverses maladies provoquées par d'autres virus
ou bactéries.
Les légionnelles sont ainsi isolées des échantillons suivants : Lavage broncho-alvéolaire,
expectoration, aspiration trachéale, aspiration bronchique, biopsie pulmonaire, liquide pleural,
sang et du liquide articulaire, péricardique de façon exceptionnelle en cas de légionellose extra
pulmonaire (Jarraud, Girardo, Reyrolle, & Etienne, 2002). Ces échantillons sont par la suite
diagnostiqués par l’une des techniques ci-dessous :
La culture de prélèvements respiratoires :
La culture et l'isolement de Legionella spp à partir d'expectorations et de sécrétions
respiratoires demeurent la méthode de référence pour le diagnostic de la maladie des
légionnaires. Bien que la culture exige des milieux spéciaux, cette technique possède une
spécificité de 100 % avec un traitement adéquat des échantillons et une expertise technique
nécessaire.
Le milieu standard utilisé pour la culture de Legionella spp à partir de spécimens cliniques est
une gélose au charbon tamponné avec extrait de levure complété par de l'acide cétoglutarique,
des colorants et des agents antimicrobiens (Jomehzadeh, Moosavian, Saki, & Rashno, 2019).
Cependant, la culture de cette bactérie est lente, les tout premiers résultats apparaissent
seulement après 3 jours et peuvent aller par la suite jusqu'à 10 jours.
Les tests d'immunofluorescence directe :
Les tests d'immunofluorescence directe sont fréquemment utilisés pour la détection rapide de
Legionella dans les échantillons respiratoires et tissulaires.
En revanche, la sensibilité de ce test est faible. Il est techniquement contraignant et des résultats
faussement positifs peuvent être provoqués par des réactions croisées avec d'autres bactéries.
(Jomehzadeh, Moosavian, Saki, & Rashno, 2019).
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