Partie II
Chapitre VI. Premier signalement d’Ostreopsis spp. (Gonyaulacales,
Dinophyceae) dans une pisciculture méditerranéenne lié à des
troubles de santé : Le genre Ostreopsis dans le sud-ouest du bassin
méditerranéen
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(Carnicer et al. 2015). Tandis que les toxicités cellulaires les plus élevées sont observées à
basse température (20-22 °C) (Scalco et al. 2012; Accoroni et al. 2015b). D'autres études ont
conclu que la température de l'eau de mer n'est pas impliquée dans les efflorescences
d'Ostreopsis sp (Cohu et al. 2011; Carnicer et al. 2016; Abdennadher et al. 2017). Puisque la
prolifération est associée à une température élevée, il est probable qu'elle soit associée à une
salinité élevée en raison de l'évaporation, dans la présente étude une corrélation positive entre
le pic et une salinité élevée (38.3 psu) est constatée en accord avec Carnicer et al. (2016) par
ailleurs Abdennadher et al. (2017) ont montré que O. cf. ovata a une croissance optimale à
une salinité comprise entre 35 et 45 psu, donc la salinité est secondaire à la température dans
la régulation de la floraison des algues nuisibles (Tester et al. 2020).
Les sources d'azote (nitrate, nitrite et ammoniac) peuvent influencer l'abondance du
phytoplancton (Iriarte et al. 2013), en été et en automne lorsque la masse d'eau est bien
stratifiée, les concentrations de nutriments à la surface sont très faibles en Méditerranée
(Pasqueron de Fommervault et al. 2015; Kessouri et al. 2017), ce qui explique les faibles
concentrations de nutriments enregistrées dans les eaux d'apport. En pisciculture, le DIN est
positivement associé aux Ostreopsis sp., à l'inverse, aucune corrélation n'est constatée avec le
PO 4
3, il est à noter que les valeurs des orthophosphates sont beaucoup plus élevées par
rapport aux concentrations enregistrées dans les eaux côtières Algériennes
0.031±0.012μmol/L (Boudjenah 2019), étant donné que les effluents de l'aquaculture sont
riches en nutriments (Qiao et al. 2020) donc le débit de renouvèlement de l’eau est le facteur
déterminant de cette concentration en eau d’élevage (Muñiz et al. 2019).
Le phosphore inorganique est l'élément limite de la croissance du phytoplancton dans la zone
de mariculture (Zhaohui et al. 2009), comme aucune relation n’est établie entre l'abondance
des cellules et le phosphore, on supposait ainsi qu’Ostreopsis sp., utilise d'autres sources de
phosphore donc sur la base des résultats actuels, Ostreopsis sp., semble avoir des adaptations
qui lui permettent de se développer dans des environnements à teneur restreinte en phosphore
où le phosphore organique est la principale source, ce qui est conforme à Ellwood et al.
(2020), admettant donc que les aliments non consommés et les excréments de poisson sont la
Chapitre VI. Premier signalement d’Ostreopsis spp. (Gonyaulacales,
Dinophyceae) dans une pisciculture méditerranéenne lié à des
troubles de santé : Le genre Ostreopsis dans le sud-ouest du bassin
méditerranéen
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(Carnicer et al. 2015). Tandis que les toxicités cellulaires les plus élevées sont observées à
basse température (20-22 °C) (Scalco et al. 2012; Accoroni et al. 2015b). D'autres études ont
conclu que la température de l'eau de mer n'est pas impliquée dans les efflorescences
d'Ostreopsis sp (Cohu et al. 2011; Carnicer et al. 2016; Abdennadher et al. 2017). Puisque la
prolifération est associée à une température élevée, il est probable qu'elle soit associée à une
salinité élevée en raison de l'évaporation, dans la présente étude une corrélation positive entre
le pic et une salinité élevée (38.3 psu) est constatée en accord avec Carnicer et al. (2016) par
ailleurs Abdennadher et al. (2017) ont montré que O. cf. ovata a une croissance optimale à
une salinité comprise entre 35 et 45 psu, donc la salinité est secondaire à la température dans
la régulation de la floraison des algues nuisibles (Tester et al. 2020).
Les sources d'azote (nitrate, nitrite et ammoniac) peuvent influencer l'abondance du
phytoplancton (Iriarte et al. 2013), en été et en automne lorsque la masse d'eau est bien
stratifiée, les concentrations de nutriments à la surface sont très faibles en Méditerranée
(Pasqueron de Fommervault et al. 2015; Kessouri et al. 2017), ce qui explique les faibles
concentrations de nutriments enregistrées dans les eaux d'apport. En pisciculture, le DIN est
positivement associé aux Ostreopsis sp., à l'inverse, aucune corrélation n'est constatée avec le
PO 4
3, il est à noter que les valeurs des orthophosphates sont beaucoup plus élevées par
rapport aux concentrations enregistrées dans les eaux côtières Algériennes
0.031±0.012μmol/L (Boudjenah 2019), étant donné que les effluents de l'aquaculture sont
riches en nutriments (Qiao et al. 2020) donc le débit de renouvèlement de l’eau est le facteur
déterminant de cette concentration en eau d’élevage (Muñiz et al. 2019).
Le phosphore inorganique est l'élément limite de la croissance du phytoplancton dans la zone
de mariculture (Zhaohui et al. 2009), comme aucune relation n’est établie entre l'abondance
des cellules et le phosphore, on supposait ainsi qu’Ostreopsis sp., utilise d'autres sources de
phosphore donc sur la base des résultats actuels, Ostreopsis sp., semble avoir des adaptations
qui lui permettent de se développer dans des environnements à teneur restreinte en phosphore
où le phosphore organique est la principale source, ce qui est conforme à Ellwood et al.
(2020), admettant donc que les aliments non consommés et les excréments de poisson sont la
