SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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profondes différences génétiques entre les diverses populations dans le monde. Aussi, lors du
symposium d’Août, 1979 sur l’Artémia au Corpus Christi à Texas (U.S.A), il a été
recommandé, en attendant que le problème de la spéciation de ce branchiopode soit éclairci,
de désigner cet organisme sous son nom de genre (Nourisson & Thiéry, 1988).
Ensuite, plusieurs variétés ont été décrites dont la classification est basée sur le
caractère morphologique induit par les différentes conditions de l’habitat en particulier la
salinité et non pas les facteurs héréditaires. Amat (1979 ; 1980a et b) a montré qu’une même
population exposée à divers types de milieux, acquiert une morphologie distincte, ce qui a pu
aider à trouver de véritables différences génétiques.
En 1991, Browne et Bowen ont affecté au genre Artemia, six espèces sexuées,
séparées par des expériences de reproduction dont quatre entre elles se retrouvent dans
l’écozone Paléarctique et Afrotropicale : Artemia salina (Artemia tunisiana) (Leach, 1819) se
localise dans la région méditerranéenne et d’Afrique du Sud, Artemia urmiana (Günther, 1890)
du lac Urmia (Iran), Artemia senica (Cai, 1989) endémique de Chine et Artemia tibetiana
(Abatzopoulos et al.,1998) localisée dans les lacs salés du plateau Tibétin et deux espèces sexuées
se retrouvent dans le continent américain Artemia persimilis (Piccinelli & Prosdicini, 1968) et
Artemia franciscana (Kellog, 1906).
Ensuite, Van Stappen (2002) a signalé que le genre cosmopolite Artemia comprend
sept espèces bisexuelles. Deux de ces espèces bisexuelles sont originaires d'Amérique:
Artemia franciscana (Kellogg 1906), qui s'est répandue sur tout le continent américain et en
Amérique du Sud, et Artemia persimilis (Piccinelli & Prosdocimi 1968), qui est presque
exclusive aux États-Unis (Amat et al., 2004). De plus, la biogéographie des espèces montre la
dominance des espèces bisexuelles. Artemia salina (Linnaeus, 1758) habite le bassin
méditerranéen, tandis que Artemia urmiana (Günther, 1900) est présente en Iran et en Crimée
(Clark & Bowen, 1976 ; Abatzopoulos et al., 2009), Artemia sinica (Cai, 1989) se trouve en
Chine et dans les provinces voisines, Artemia tibetiana (Abatzopoulos et al., 1998) est présent
dans les lacs salés du plateau tibétain et une population non décrite d'Artemia sp., a été signalé au
Kazakhstan (Pilla & Beardmore, 1994).
Récemment, deux nouvelles espèces, Artemia frameshifta et Artemia murae ont été
décrites en Mongolie par Naganawa et Mura en 2017, en utilisant l’ADN mitochondrial sans
confirmation par une analyse morphométrique (Eimanifar et al., 2020).
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profondes différences génétiques entre les diverses populations dans le monde. Aussi, lors du
symposium d’Août, 1979 sur l’Artémia au Corpus Christi à Texas (U.S.A), il a été
recommandé, en attendant que le problème de la spéciation de ce branchiopode soit éclairci,
de désigner cet organisme sous son nom de genre (Nourisson & Thiéry, 1988).
Ensuite, plusieurs variétés ont été décrites dont la classification est basée sur le
caractère morphologique induit par les différentes conditions de l’habitat en particulier la
salinité et non pas les facteurs héréditaires. Amat (1979 ; 1980a et b) a montré qu’une même
population exposée à divers types de milieux, acquiert une morphologie distincte, ce qui a pu
aider à trouver de véritables différences génétiques.
En 1991, Browne et Bowen ont affecté au genre Artemia, six espèces sexuées,
séparées par des expériences de reproduction dont quatre entre elles se retrouvent dans
l’écozone Paléarctique et Afrotropicale : Artemia salina (Artemia tunisiana) (Leach, 1819) se
localise dans la région méditerranéenne et d’Afrique du Sud, Artemia urmiana (Günther, 1890)
du lac Urmia (Iran), Artemia senica (Cai, 1989) endémique de Chine et Artemia tibetiana
(Abatzopoulos et al.,1998) localisée dans les lacs salés du plateau Tibétin et deux espèces sexuées
se retrouvent dans le continent américain Artemia persimilis (Piccinelli & Prosdicini, 1968) et
Artemia franciscana (Kellog, 1906).
Ensuite, Van Stappen (2002) a signalé que le genre cosmopolite Artemia comprend
sept espèces bisexuelles. Deux de ces espèces bisexuelles sont originaires d'Amérique:
Artemia franciscana (Kellogg 1906), qui s'est répandue sur tout le continent américain et en
Amérique du Sud, et Artemia persimilis (Piccinelli & Prosdocimi 1968), qui est presque
exclusive aux États-Unis (Amat et al., 2004). De plus, la biogéographie des espèces montre la
dominance des espèces bisexuelles. Artemia salina (Linnaeus, 1758) habite le bassin
méditerranéen, tandis que Artemia urmiana (Günther, 1900) est présente en Iran et en Crimée
(Clark & Bowen, 1976 ; Abatzopoulos et al., 2009), Artemia sinica (Cai, 1989) se trouve en
Chine et dans les provinces voisines, Artemia tibetiana (Abatzopoulos et al., 1998) est présent
dans les lacs salés du plateau tibétain et une population non décrite d'Artemia sp., a été signalé au
Kazakhstan (Pilla & Beardmore, 1994).
Récemment, deux nouvelles espèces, Artemia frameshifta et Artemia murae ont été
décrites en Mongolie par Naganawa et Mura en 2017, en utilisant l’ADN mitochondrial sans
confirmation par une analyse morphométrique (Eimanifar et al., 2020).
