RESULTATS ET DISCUSSIONS
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des niveaux très élevés de cette substance, cette dernière peut se diffuser de l'eau dans
l'organisme (Armstrong, 1979).
Landau & Sanchez (1991) ont noté que l'Artémia semble être plus tolérante à
l'ammonium que la plupart des autres organismes aquatiques. Dhont & Lavens (1996) ont
souligné que les artémies sont tolérantes à des concentrations de nitrite (320 mg/l) et
d'ammonium (1000 mg/l) beaucoup plus élevées.
McShan et al., (1974), ont aussi noté que les méthodes de culture pour l’Artémia sont
nombreuses et incluent l'élevage dans des environnements où des niveaux élevés d'ammonium
peuvent être rencontrés, comme les installations de traitement des eaux usées. Néanmoins, la
présence de substances solubles doit être limitée autant que possible car elles constituent un
substrat idéal pour les bactéries (Støttrup & McEvoy 2008).
5. Morphologie et Morphométrie de l’espèce
L’observation des caractéristiques morphologiques révèle que les populations étudiées
appartiennent à l’espèce sexuée autochtone native Artemia salina (population de Timimoune
et d’El Melah) et des populations parthénogénétiques (Population de Béthioua) du bassin
méditerranéen. La biodiversité des populations d’Artémia algériennes étudiées dans la partie
Ouest et Sud-Ouest de l’Algérie est identique à celle rencontrée en Algérie (Amarouayache &
Kara, 2010; Ghomari, 2013 ; Amarouayache & Kara, 2015 ; Amarouayache et al., 2017) et
dans le reste des pays de médIterranée occidentale (Amat et al., 1995). Amarouayache (2009),
a identifié deux populations d'Artémia de Chott Marouane et de Sebkha Ez-Zemoul comme
Artemia salina, en utilisant la microscopie à balayage et en se basant sur la morphologie des
mâles (morphologie du lobe frontal ainsi que la partie basale du pénis). Aussi Ghomari (2013)
a identifié les populations algériennes d’Artémia en observant la morphologie des adultes et
en signalant la présence de l’espèce sexuée Artemia salina (Linnaeus, 1758) et les formes
parthénogénétiques.
Pour l’étude morphométrique, cette méthode a été l'une des méthodes les plus utiles
pour la taxonomie et la biosystématique de l'Artémia (Asem & Rastegar-Pouyani 2007). Afin
d’identifier différentes espèces et souches présentes dans huit sites en Algérie, Ghomari et al.,
(2011) ont choisi la morphométrie comme outil. Ils ont signalé la présence de la population
parthénogénétique tétraploïde et diploïde avec la présence d'Artemia salina (Linnaeus, 1758)
dans la saline de Béthioua (Ghomari et al., 2011).
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