RESULTATS ET DISCUSSIONS
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Francisco (SFB) et du Grand Lac Salé (GSL), les souches les plus utilisées en aquaculture
sont entre 428 µm et 489 µm, respectivement (Sorgeloos et al., 1986).
Les populations de la présente étude produisent des gros nauplii qui peuvent être
bénéfiques et utilisés en aquaculture. Ces nauplii convient à l'aquaculture quand la taille de la
bouche de la larve n'est pas trop petite. En outre, ils peuvent être utilisés comme aliments
vivants pour les stades de développement avancés des espèces cultivées.
La taille des nauplii représente un facteur limitant lorsqu’on les utilise comme proies
en aquaculture marine (Sorgeloos et al., 1986). En effet, de grandes mortalités de larves de
poissons et de crustacés ont été signalées suite à l’incapacité de la larve pour capturer les
nauplii d’Artémia (Beck et al., 1980). Merchie (1996) a signalé une forte corrélation entre la
longueur du nauplius d’Artémia et la mortalité larvaire chez la capucette Menidia menidia
(Linnaeus, 1766) au cours des cinq jours après avoir été nourries avec des nauplii d’une
longueur de 520 µm où la mortalité a atteint 50% (les larves n’ont pas pu ingérer les nauplii et
ils sont morts de faim) cependant avec une alimentation par des nauplii de 430 µm, la
mortalité a atteint seulement 10% ; aussi, il a noté que les poissons qui produisent de petits
œufs, tels que la dorade royale, le turbot et le mérou, doivent être nourris avec des rotifères
comme un premier aliment, car les nauplii de toute souche d’Artémia sont trop gros par
rapport à la longueur de la bouche. Pour cela, la taille des nauplii d'une souche sélectionnée
déterminera quand le poisson peut passer d'un rotifère à un régime d’Artémia. Tant que la
taille des proies n'interfère pas avec le mécanisme d'ingestion du prédateur, l'utilisation de
nauplii plus gros (avec un contenu énergétique individuel plus élevé) sera bénéfique puisque
le prédateur dépensera moins d'énergie en absorbant un plus petit nombre de nauplii plus
grands pour remplir ses besoins énergétiques (Merchie, 1996).
Pour les larves de crustacés, la taille des nauplii n'a pas une grande importance car
elles peuvent capturer et déchirer les particules de nourriture avec leurs appendices
d'alimentation (Merchie, 1996). Du point de vue aquacole, la sélection d'une source de
nourriture pour les larves de poissons ou de crustacés dans les écloseries appelle à une
utilisation de gros nauplii avec un poids individuel et une qualité nutritionnelle plus élevée. La
larve dépensera moins d'énergie en absorbant un plus petit nombre de gros nauplii pour
satisfaire son besoin alimentaire. C'est notamment le cas des larves de poissons qui ne sont
pas très efficaces pour la chasse des proies vivantes.
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Francisco (SFB) et du Grand Lac Salé (GSL), les souches les plus utilisées en aquaculture
sont entre 428 µm et 489 µm, respectivement (Sorgeloos et al., 1986).
Les populations de la présente étude produisent des gros nauplii qui peuvent être
bénéfiques et utilisés en aquaculture. Ces nauplii convient à l'aquaculture quand la taille de la
bouche de la larve n'est pas trop petite. En outre, ils peuvent être utilisés comme aliments
vivants pour les stades de développement avancés des espèces cultivées.
La taille des nauplii représente un facteur limitant lorsqu’on les utilise comme proies
en aquaculture marine (Sorgeloos et al., 1986). En effet, de grandes mortalités de larves de
poissons et de crustacés ont été signalées suite à l’incapacité de la larve pour capturer les
nauplii d’Artémia (Beck et al., 1980). Merchie (1996) a signalé une forte corrélation entre la
longueur du nauplius d’Artémia et la mortalité larvaire chez la capucette Menidia menidia
(Linnaeus, 1766) au cours des cinq jours après avoir été nourries avec des nauplii d’une
longueur de 520 µm où la mortalité a atteint 50% (les larves n’ont pas pu ingérer les nauplii et
ils sont morts de faim) cependant avec une alimentation par des nauplii de 430 µm, la
mortalité a atteint seulement 10% ; aussi, il a noté que les poissons qui produisent de petits
œufs, tels que la dorade royale, le turbot et le mérou, doivent être nourris avec des rotifères
comme un premier aliment, car les nauplii de toute souche d’Artémia sont trop gros par
rapport à la longueur de la bouche. Pour cela, la taille des nauplii d'une souche sélectionnée
déterminera quand le poisson peut passer d'un rotifère à un régime d’Artémia. Tant que la
taille des proies n'interfère pas avec le mécanisme d'ingestion du prédateur, l'utilisation de
nauplii plus gros (avec un contenu énergétique individuel plus élevé) sera bénéfique puisque
le prédateur dépensera moins d'énergie en absorbant un plus petit nombre de nauplii plus
grands pour remplir ses besoins énergétiques (Merchie, 1996).
Pour les larves de crustacés, la taille des nauplii n'a pas une grande importance car
elles peuvent capturer et déchirer les particules de nourriture avec leurs appendices
d'alimentation (Merchie, 1996). Du point de vue aquacole, la sélection d'une source de
nourriture pour les larves de poissons ou de crustacés dans les écloseries appelle à une
utilisation de gros nauplii avec un poids individuel et une qualité nutritionnelle plus élevée. La
larve dépensera moins d'énergie en absorbant un plus petit nombre de gros nauplii pour
satisfaire son besoin alimentaire. C'est notamment le cas des larves de poissons qui ne sont
pas très efficaces pour la chasse des proies vivantes.
