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espagnols sont les principaux experts méditerranéens, leur compétence à distinguer des espèces
proches et à décrire de nouvelles espèces pourrait être responsable d'un grand nombre d'espèces à
l'intérieur des genres dans ces régions (Voultsiadou, 2009). La liste française représente une
référence pour le bassin méditerranéen occidental (Morrow & Cárdenas 2015), si nous la
comparons avec notre liste, un total de 389 éponges distribuées parmi les quatre classes de Porifera
ont été identifiées dans les eaux méditerranéennes françaises (Grenier, 2018) qui s'étendent sur
901 km contre 134 éponges dans la côte algérienne le long de 1622 km , cet énorme écart entre le
nombre d'éponges dans la côte algérienne et ceux de la côte méditerranéenne française et des pays
méditerranéens du Nord-Ouest, généralement est dû à de nombreuses raisons. La principale est
l'inexistence de spongiologues et d'inventaires dédiés à ce groupe taxonomique en Algérie. A
l'exception de l'inventaire de Schmidt de 1868 dont les spécimens ont été fournis et collectés par
M. de Lacaze-Duthiers à la Calle (une région proche de la frontière algéro-tunisienne actuellement
appelée El Kala) et d'autres spécimens provenant de l'exploration scientifique de l'Algérie (1842)
(Topsente, 1901). Ces mêmes spécimens ont également été étudiés par Topsent (1901, 1939) plus
des spécimenes récoltés dans la Calle en 1872 M. de Lacaze-Duthiers . Seuls trois ouvrages
consacrés aux spongiaires (Schmidt, 1868 ; Topsent 1901 ; Topsent 1938) ont été utilisés par
Pinsini et longo (2003), ce qui est loin d'être typique de la variété ou de la distribution des
spongiaires algériens, car nos données sont très fiables et nous avons même ajouté 42 spongiaires
dans ce mémoire à la liste Shmidt et Topsent citée dans l’article de Pinsini et longo (2003) qui
contient 94 demosponges mais notre liste est encore plus courte que celle de la Méditerranée
française. Toutes les espèces recensées sur la côte française ont été réparties entre les types
d'habitats marins les plus courants (grottes sous-marines, eaux profondes, lagons, fonds
mésophotiques, fonds rocheux peu profonds et fonds mous peu profonds). Seules les grottes sousmarines contiennent environ 37% de la diversité des éponges, dont 23% sont exclusives aux
grottes, ce pourcentage est à peu près le même dans les habitats mésophotiques, mais plus élevé
sur les fonds rocheux peu profonds (32%) et dans les lagons côtiers (31%) (Grenier, 2018). En mer
Méditerranée, les Porifères ont le pourcentage le plus élevé d'espèces endémiques (48%) (Coll et
al., 2010). La prise en compte combinée de tous les paramètres, longitude, latitude, température,
salinité et circulation de l'eau, peut contribuer à la compréhension des schémas de distribution
actuels des organismes marins. (Voultsiadou ; 2009) qui dépend plutôt de leurs limites de tolérance
environnementale que de leurs modes de dispersion, et de leur efficacité pour la dispersion (Boero
& Bouillon, 1993).
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