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Figure 18 : Photo de Paraleucilla magna de Marsaxlokk Bay, Malte (a), Coupe transversale de P.
magna montrant l'architecture du squelette(b). (Image : C. Longo).
I.10. Les éponges et les changements climatiques
L’augmentation de la température du milieu de vie, au-delà d’une limite de tolérance variable selon
les espèces, entraîne l’apparition d’un stress physiologique, d’autant plus prononcé que la durée
d’exposition à cette température est longue et que les espèces considérées sont déjà plus proches
de leur limite supérieure de thermotolérance. Ces stress, s’ils se produisent de manière régulière,
peuvent conduire, soit à des changements de la répartition géographique, soit à des modification
du cycle de vie et des adaptations in situ aux nouvelles conditions (Harvell et al. 1999, 2002 ;
Hughes, 2000), soit enfin, chez les formes sessiles ou à mobilité réduite, a des conséquences
présentées généralement comme des catastrophes écologiques qui pourraient conduire à des
extinctions locales d’espèces.
En Méditerranée, un grand nombre d’épisodes de maladies et/ou mortalités massives a été rapporté
dont les groupes affectés sont majoritairement les spongiaires et les cnidaires. Les années 80 ont
connu la première de ces épizooties, dévastant les stocks d’éponges commerciales pour plusieurs
années (Vacelet 1990, 1991, 1994 ; Ben Mustapha & Vacelet, 1991).
Figure 19 : Manifestation des maladies et mortalités dans des demosponges
a
b
Figure 18 : Photo de Paraleucilla magna de Marsaxlokk Bay, Malte (a), Coupe transversale de P.
magna montrant l'architecture du squelette(b). (Image : C. Longo).
I.10. Les éponges et les changements climatiques
L’augmentation de la température du milieu de vie, au-delà d’une limite de tolérance variable selon
les espèces, entraîne l’apparition d’un stress physiologique, d’autant plus prononcé que la durée
d’exposition à cette température est longue et que les espèces considérées sont déjà plus proches
de leur limite supérieure de thermotolérance. Ces stress, s’ils se produisent de manière régulière,
peuvent conduire, soit à des changements de la répartition géographique, soit à des modification
du cycle de vie et des adaptations in situ aux nouvelles conditions (Harvell et al. 1999, 2002 ;
Hughes, 2000), soit enfin, chez les formes sessiles ou à mobilité réduite, a des conséquences
présentées généralement comme des catastrophes écologiques qui pourraient conduire à des
extinctions locales d’espèces.
En Méditerranée, un grand nombre d’épisodes de maladies et/ou mortalités massives a été rapporté
dont les groupes affectés sont majoritairement les spongiaires et les cnidaires. Les années 80 ont
connu la première de ces épizooties, dévastant les stocks d’éponges commerciales pour plusieurs
années (Vacelet 1990, 1991, 1994 ; Ben Mustapha & Vacelet, 1991).
Figure 19 : Manifestation des maladies et mortalités dans des demosponges
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