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Les études des porifères en méditerranée et en mer rouge sont généralement pauvre il est donc
difficile de comparer entre les espèces méditerranéennes et les espèces de la mer rouge, mais on
ne peut pas exclure la possibilité de la présence des espèces lessepsiennes en méditerrané (Zenetos
et al., 2005). Seules quelques éponges introduites dans la mer Méditerranée ont été signalées
jusqu'à présent. (Por, 1978, Longo, 2007 ; Perez et al., 2004).
I.9.2 Paraleucilla magna Klautau, Monteiro & Borojevic, 2004
Paraleucilla magna est considéré comme la première et la seule espèces exotique et invasive dans
le groupe des éponges calcaire (longo et al., 2007), sa distribution originale englobe la région indopacifique (la côte australienne) et la mer rouge (longo et al., 2012). Elle a été signalée en 2007 en
Italie ce qui a été considéré comme le premier signalement d’une invasion dus à des spongiaires
en méditerranée (longo et al., 2007). Depuis, l’espèce a été signalée en : Malte (Marscaxlokk Bay)
(Zammit et al., 2009), Espagne (Frotscher et al., 2008 ; Guardola et al., 2011), Adriatic Sea Ploče
Harbour (Cvitković et al., 2013) et Branch Island à Craatie (Klaatum et al., 2016), Goulf de Olbia
en Italie (Baldacconi et al., 2013) Portugal, Madère (Guardola et al., 2016), la Mer de Marmara en
Turquie (Topianglu et al., 2016), Tivat au Monténégro (Mačiić et al., 2016), la Grèce
(Gerovasileiou et al. 2017) et en France (Ulman et al. 2017). En Méditerranée occidentale l’espèces
a été reporté pour la première fois en Algérie en 2018 dans le port d’Alger et l’ile d’ipisant
(Bachetarzi et al., 2018) et récament dans le port d’Arzow (Bensari et al., 2020). P.magna est
aussi signalé en tunisi (Chebaane et al., 2019), et en Libye (Katsanevakis et al., 2020).
Cette éponge calcaire friable présente différentes morphologies, allant d'une forme tubulaire à une
forme massive irrégulière avec plusieurs plis sur sa surface lisse, sa couleur est blanc-crème, Ces
oscules ont un diamètre de 10-20 mm et sont situés au sommet des protubérances tubulaires. Son
squelette est constitué de triactines et de tétractines corticales et subatriales, ainsi que de triactines,
réparties différemment dans le corps de l'éponge (Longo et al., 2007). Au Nord de la Méditerranée
occidentale, l'espèce se reproduit en hiver-printemps et en automne avec des pics de production
primaire et une température comprise entre 14°C (mars) et 21°C (juin), elle s'étend dans les régions
colonisées, en particulier dans des circonstances trophiques favorables, où elle peut envahir les
algues indigènes et les invertébrés filtreurs, (Guardiola et al., 2016). Elle a été observée colonisant
l'ascidie (Didemnum sp.) et concourant pour l'espace avec l'Hexacorallia Astroides calycularis
(une espèce méditerranéenne endémique et protégée) (Bachetarzi et al., 2018).
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