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I.5 Historique des travaux sur les Eponges en Méditerranée et de la côte algérienne
Le phylum des Porifères a été un sujet d'intérêt pour les humains dans le littoral de la
Méditerranée depuis l'époque d'Aristote (4
ème siècle avant J.-C.), qui a signalé des espèces
d'éponges différentes dans ses écrits zoologiques (Voultsiadou and Vafidis, 2007). Cependant,
l'étude systématique a eu lieu après le 17ème siècle suivi par un long processus historique
d'acquisition de connaissances par les pionniers naturalistes des 18ème et 19ème siècles (P. S.
Pallas ; J-L. M. Poiret ; G. Olivi ; E .Johann ; C. Esper ; A. Risso ; G.D.Nardo ; E.O. Schmidt ;
E. Haeckel ; F. E. Schulze) qui sont restés principalement concentrés sur la Méditerranée
occidentale et le bassin adriatique (Coll et al., 2010). Plus tard, dans la seconde partie du 20ème
siècle, les écoles les plus actives de spécialistes des éponges ont longtemps été limitées à
quelques pays du Nord-Ouest de la Méditerranée comme la France, l'Italie et l'Espagne, bien
qu'un nombre croissant de nouveaux taxonomistes soient apparus dans plusieurs autres pays au
cours des trois dernières décennies (Cárdenas et al., 2012).
Porifera est l’un des groupes taxonomiques marginalisés et très mal connus en Algérie, la
plupart des informations existantes sur ce groupe datent du 19
ème siècle. Oscar Schmidt fut le
premier à étudier les éponges d'Algérie en 1868, en analysant des échantillons réservés au
musée de Paris collectés lors de la campagne océanographique d'Algérie (1842) ainsi que des
échantillons offerts par M. De Lacaze-Duthiers collectés dans la région de la Calle lors de ses
études sur le Corail (1860-1862).
Sur les 74 espèces qui lui avaient fourni l'étude des matériaux, 26 seulement lui paraissaient
communes aux deux côté, et 48 espèces étaient considérées par Schmidt comme spécifiques à
l'Algérie. Il a comparé la faune de la côte algérienne avec celle de l'Adriatique et a conclu qu'il
y avait une différence profonde entre les deux faunes. Pour lui , la faune des éponges d'Algérie
constitue un ensemble vraiment très particulier.
Deux autres études ont été publiées par Topsent (1901 et 1938) dont le but est de vérifier les
conclusions de Schmidt, et de contrôler si les 48 espèces réputées particulières à l'Algérie sont
bien des espèces présentes en Méditerranée, en analysant les mêmes échantillons précédents
plus un autre lot beaucoup plus important d'éponges draguées à La Calle (El Kala actuellement)
également en 1873 par M. de Lacaze-Duthiers, suivi d'une comparaison de la faune d’eponges
d'Algérie avec celle des côtes de France et d'Italie.
Selon Topsent le nombre déclaré par schmidt était beaucoup Éxagéré car plusieurs espèces
figurent en double sur la liste, d'autres ont été simplement indiqué en passant sans etre
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